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mardi 18 juin 2019

S'HABILLER EN PLEINE CONSCIENCE

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S’HABILLER PEUT NUIRE A LA SANTE
Dans nos sociétés occidentales industrialisées, nous sommes tous plus concernés par notre style, que par le confort et l’élégance. Environ 7% du budget familial est consacré à l’apparence. Cependant, il convient d’associer au plaisir de s’habiller, le désagrément que peuvent provoquer certaines pièces vestimentaires lorsqu’elles sont choisies en dépit du bon sens. Se vêtir en toute conscience améliore considérablement le bien-être et éloigne les risques d’inconfort, voire de maladie. La manière et les matières dont nous couvrons notre corps ont des répercussions, positives ou négatives, sur notre physique, notre psychique et notre comportement. Dans une journée, dans une année, dans une vie, nous passons plus de temps vêtus que nus.

Dans l’absolu, il serait souhaitable d’adopter pour s’habiller les mêmes saines habitudes que pour se nourrir. Vos intestins ne digèrent pas le gluten, protéine présente dans le blé, alors vous adoptez un régime sans gluten, votre peau ne supporte pas le contact d’un tissu traité chimiquement pour faciliter son repassage, alors changez vos habitudes vestimentaires. 

SE VETIR N’EST PAS UN GESTE ANODIN
Les êtres humains ne sont pas égaux devant le danger. Si, seul 1% de la population peut être incommodé par la présence de produits toxiques dans les textiles, aucune étude à ce jour n’a relevé le nombre de personnes mal à l’aise dans leurs vêtements au quotidien ; je gage qu’elles sont nombreuses. Une bonne hygiène de vie passe par une activité physique, une alimentation saine, un sommeil de qualité et… une diététique vestimentaire.

SE RESSEMBLER POUR SE RASSEMBLER
Dans les civilisations occidentales les codes vestimentaires imposés par la bienséance sont en voie de disparition. Cependant, nous nous imposons volontairement d’autres contraintes : pour ne pas faire bande à part, nous nous glissons dans l’uniforme blue-jeans, T-shirt, baskets et vestes sombres. La liberté se dévoile dans le détail : jeans troués, jeans moulants, jeans brodés, baskets colorés, veste en cuir, en skaï®, en coton. La gamme des formes, des matières, des coloris proposée dans le prêt-à-porter est suffisamment variée pour que l’on puisse sortir de cet éternel costume, et se fabriquer une garde robe élégante, originale ou classique, chic ou sportswear, et surtout, confortable.

LA FORME
Enfiler un pantalon, passer une robe, endosser un manteau, sont des gestes quotidiens qui peuvent provoquer une gêne voire des douleurs lorsque l’article n’est pas prévu pour être porté quotidiennement par une personne normalement constituée, et non par un mannequin anorexique. Une bonne entente corps/vêtement est une adéquation entre le corps, le modèle et la matière d’un vêtement. Il importe donc de bien choisir les coupes et de sélectionner les bonnes fibres textiles. Etre correctement habillé est une marque de politesse mais s’habiller doit être un plaisir et non une contrainte.

HAUTE TECHNICITE VERSUS CORPS HUMAIN
Les étoffes sont des matières plus complexes qu’il n’y paraît. On ne peut pas séparer les fibres, de l’armure, des apprêts de finition, de la teinture : c’est un tout.
Les personnes ayant une peau atopique sont davantage concernées par la présence de matières chimiques allergènes contenues dans les textiles. Mais des études récentes indiquent que ce pourcentage ne cesse de croître dans les pays industrialisés. La plupart des maux engendrés par les vêtements ne sont pas mortels : eczéma, dermites de contact, démangeaisons, mais ils peuvent constituer un handicap sévère dans la vie quotidienne.

LA PREVENTION COMMENCE PAR L’INFORMATION
Par prudence ou précaution, il faudrait écarter de votre vestiaire et sans état d’âme, les articles textiles dont la fabrication ou la transformation nécessite l’utilisation de produits chimiques toxiques, ceux dont la coupe ne correspond pas à votre morphologie, ceux dont la matière irrite votre peau. Pour la coupe c’est simple, faire confiance au bon sens, mais comment faire pour les substances toxiques si l’étiquetage ne mentionne pas les additifs chimiques ? Il est difficile de lutter contre des ennemis masqués. L’information est un bon moyen pour éviter les erreurs de « casting » et prévenir d’éventuels désagréments imputables aux vêtements.  



POURQUOI LES ARTICLES TEXTILES SONT POTENTIELLEMENT NEFASTES POUR NOTRE SANTE ?
Parce que, pour répondre à la demande des consommateurs ou pour la susciter, il faut améliorer les qualités des fibres et donner aux tissus des finitions de plus en plus sophistiquées.
Les vêtements doivent être plus solides, plus légers, plus chauds, infroissables, imperméables, grand teint, etc. Il n’y a pas de magie : pour que le résultat soit à la hauteur des attentes du client, l’emploi de produits chimiques plus ou moins toxiques est indispensable. Pour certains traitements chimiques permanents, les substances intimement liées à la fibre demeurent dans le tissu, mais pour des apprêts de finition appliqués sur le produit fini, le surplus de ces substances devrait être éliminé par un lavage industriel avant la mise sur le marché du produit. Cette dernière étape est souvent négligée ou supprimée pour des raisons économiques. Lorsqu’elle est maintenue, l’impact sur l’environnement et la santé est différent mais subsiste car les lessives industrielles contiennent des produits toxiques. Ainsi, le tissu, débarrassé d’un poison, sera contaminé par un autre et l’eau sera également impactée.
Ceci explique que, dans la plupart des vêtements neufs, on trouve encore des traces de résidus chimiques. Donc, d’une manière ou d’une autre, il faut laver les vêtements neufs avant de les utiliser, qu’ils aient subit ou non un apprêt de finition.

Conseil : Lorsque l’on ouvre l’emballage d’un drap par exemple, il se dégage une odeur désagréable qui picote les narines qui se dissipe au bout de quelques minutes dans l’air mais qui persiste dans le drap. Le lavage s’impose. D’une manière générale, évitez les lessives contenant des agents blanchissants si vous voulez retrouver votre chemisier noir et non gris en le sortant de la machine.
Si l’article n’est pas lavable, un nettoyage à sec n’est pas la solution : contentez-vous de l’aérer quelques heures sur le balcon, dans le jardin ou devant la fenêtre grande ouverte. Ne l’enfermez pas dans un placard ; comme nous, les tissus ont besoin de respirer. Même conseil pour les vêtements de retour du pressing qui vous sont restitués sous une housse légère en plastique : retirez cette protection rapidement, laissez l’article respirer avant de le ranger dans l’armoire. Il n’y a pas de solution miracle car ces substances, si elles quittent le tissu, vont forcément se retrouver dans l’atmosphère de la pièce et si vous les mettez dehors, c’est une pollution environnementale à petite échelle, mais nous sommes des milliards sur terre…
« La présence de 13 substances préoccupantes a été confirmée ou identifiée : par exemple, la paraphénylène diamine présente dans les colorants, les nonylphénols, éphoxylates pour teindre et blanchir les textiles, l’aniline, le benzoate de benzyle, potentiellement dangereuse comme le chrome » Anses Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail, (étude du 4 juillet 2018).  
Parce que certains produits chimiques, a priori inoffensifs, peuvent dans certains cas, être modifiés par un agent extérieur et devenir dangereux pour la santé. C’est ainsi que le chlorure de zinc, autrefois utilisé pour charger le coton, attaquait la fibre sous l’influence de la chaleur, par exemple avec un fer à repasser trop chaud, il se dissociait et donnait de l’acide chlorhydrique. Ce produit fut abandonné mais d’autres, tout aussi dangereux, l’ont remplacé sans qu’on n’ait encore mesuré leur impact sur la santé. Certaines substances deviennent plus dangereuses après un passage en machine. Donc laver un vêtement neuf oui mais pas tous : il n’y a pas de bonne solution.
Parce que le consommateur ne sait pas choisir judicieusement les tissus et les formes les mieux adaptés à une utilisation précise. Le confort n’est pas toujours au rendez-vous mais il n’est pas non plus le but recherché par la plupart des clients. Le corps se manifeste également lorsqu’il doit supporter des vêtements mal conçus qui entravent les mouvements, ralentissent la digestion ou gênent la circulation sanguine.
Acheter un manteau long alors que vous passer des heures en voiture chaque jour est une erreur, s’offrir une paire de chaussures à talons aiguilles pour courir dans les bois n’est pas une bonne idée ! Le corps a des moyens de se faire entendre, il faut être attentif à ses appels de détresse.
Parce que la tendance est mère de bien des maux, elle donne des indications sur l'air du temps, les attentes, elle précède la mode mais aussi les normes. En matière d'alimentation, la tendance est au naturel, au bio, au bien être animal. Toutefois, rien n'interdit la vente d’œufs dits « de plein air » juste parce que les poulaillers ont des vasistas. Le domaine vestimentaire n’est pas en reste ; il s’engouffre avec une certaine délectation dans le naturel avec des créations « artificiellement naturelle » :
- les vestes en laine polaire, simplement parce que l’idée véhiculée par le mot laine est la chaleur et par le mot polaire, le froid, mais de laine point !
- la nature entre dans nos maisons avec les serviettes de toilette ou du linge de lit en bambou et la photo d’une branche de bambou sur l’emballage crée la confusion. C'est scandaleux ! C'est une véritable tromperie sur la marchandise. Le bambou n’est qu’un lointain souvenir dans les boucles de cette serviette de bain. En effet, la matière textile n’est qu’une viscose, de bambou certes, mais une viscose tout de même. Ce n'est pas la viscose qui pose problème, c'est le fait d'occulter volontairement sa présence et d’orienter la communication vers un univers de rêve.
Quel fabricant proposerait des chemisiers en bois ? Aucun, enfin jusqu’à présent, et pourtant le bois de hêtre est la matière première la plus utilisée pour la fabrication de la viscose. C'est tout de même moins vendeur que le bambou non ? Encore que Hêtre ou pas Hêtre…
Il semble que le service de répression des fraudes se soit attelé à régler ce problème. Désormais, les produits devront porter la mention viscose de bambou… mais au Canada ! 
Parce que les industriels et les stylistes ne voient souvent le corps humain que comme un porte manteau ou, pire, un support publicitaire pour leurs créations. Certains industriels voulant aller de plus en plus loin dans les performances techniques des textiles sont des apprentis sorciers qui ne maîtrisent plus leur création et les grands perdants sont les consommateurs qui, innocemment, cautionnent des articles dangereux pour leur santé en les achetant.
Parce que la mode est un tyran et que, tous autant que nous sommes, nous acceptons sa tyrannie. C’est volontairement que nous portons un uniforme (forme unique) : blue-jeans et sneakers. C’est par ignorance que nous continuons à nous vêtir sans prendre en compte les effets néfastes sur notre squelette, induits par des articles dont la coupe ne tient pas compte de l’anatomie humaine. Sur le papier glacé des pages des magazines, s’étalent des vêtements aux formes extravagantes, « mais c’est pour te faire rêver mon enfant, pas pour t’habiller ». Entre le rêve pour une soirée et la réalité du quotidien il faut faire la part des choses.

LEVER LE VOILE
Pour prévenir les risques, il est indispensable de repérer les fauteurs de troubles.
La forme d’un vêtement ou d’un accessoire est moins souvent mise en cause que les produits chimiques et pourtant ses répercussions sur notre santé est avérée.

LES VETEMENTS PEUVENT AVOIR DES REPERCUSSIONS INNATENDUES SUR LA SANTE ET LE BIEN ETRE

LA FORME
La forme est la partie visible d’un vêtement ; c’est souvent elle qui guide le choix : celui ci plutôt que celui là parce qu’il est cintré, long, à manches courtes, plissé…
La conception d’un vêtement commence par la recherche de la forme, ce qui est curieux parce que l’ergonomie dans l’industrie vestimentaire ne s’applique qu’aux vêtement de travail. Ils doivent être fonctionnels, mais pourquoi ne pas appliquer les mêmes normes pour le vêtements du quotidien ?    Un vêtement dont la forme serait adaptée à celle de l’utilisateur, est-ce une utopie ?  
Amie ou ennemie, la forme ou la coupe d’un vêtement peut faire de la vie quotidienne un enfer ou un paradis. Alors oui, adoptez la meilleure forme pour une meilleure forme !

LA FORME ET LA COUPE ONT UNE INFLUENCE
Trop serré, trop moulant, trop ajusté, trop étriqué, trop collant, slim ou skinny. Les pantalons sont dans le viseur, mais pas uniquement. Quand les articles sont trop, les conséquences sont également trop.

LE CONFORT 
Un vêtement qui gaine notre corps n’est pas à sa place dans une garde robe vertueuse. La première peau est suffisante pour maintenir nos organes en place, il n’est pas nécessaire d’un rajouter une couche, ce serait de la gourmandise.
A propos de gourmandise et de régime, sachez qu’un vêtement trop moulant porté quotidiennement gêne la circulation sanguine, ce qui ralentit l’oxygénation des cellules et peut provoquer l’apparition de cellulite.
Des pantalons qui gainent les jambes et le bassin provoquent l’accumulation de cellules graisseuses dans les tissus (pas dans le tissu), au niveau des hanches, des fesses, et des cuisses.
Le confort c’est aussi un vêtement facile à enfiler. Il faut en terminer avec les contorsions, les équilibres instables et  les contractures musculaires.

LA CIRCULATION SANGUINE
La même coupe ne convient pas à tout le monde, tant par l’esthétique que pour la santé. Un vêtement doit protéger notre corps et non comprimer les organes ou entraver les mouvements.
Le port de pantalons trop serrés entraine des problèmes de circulation sanguine dans la partie inférieure du corps.
Un pantalon trop ajusté, du type jeans slim, comprime les veines et gêne la circulation sanguine.   Cette compression anormale peut provoquer un gonflement des jambes, causer des dommages musculaires et être à l’origine de l’apparition de varices. Se mouvoir aisément dans cette tenue devient un exercice périlleux, même si un pourcentage d’élasthanne limite les contorsions nécessaires pour vous glisser dedans.
Les rayons des magasins proposent une multitude de modèles de jeans : taille haute, taille basse, skinny, straight leg ou encore slim… Ils ont quasiment tous un pourcentage de fibre élasthanne, ce sont des gaines qui se cache sous la dégaine tendance.
Le slim souligne les courbes en étant moulant mais pas ajusté ; il est moins cher mais moins robuste que les traditionnels jeans. 
Le skinny, c’est l’effet minceur : véritable collant déguisé en pantalon, il efface les fesses, masque à peine le slip si vous en mettez ; c’est l’exemple type de ce qu’il ne faut pas porter. Effet de mode, il est délaissé au profit de plus nouveau que lui.
Le straight leg est celui que l’on porte depuis des années, jambe droite à peine resserrée à la cheville, il laisse de l’aisance autour des genoux, est spacieux et confortable, se porte en toute occasion ou presque ; il suffit de changer les accessoires. La taille haute est désormais plus basse ce qui est une bonne nouvelle. C’est une pièce incontournable de la garde robe diététique à condition d’être taille basse et que le pourcentage d’élasthanne ne dépasse pas 3%.
N’écoutez pas les vendeurs qui veulent absolument vous vendre un jean une taille en dessous de la votre afin qu’il s’adapte à votre corps… Il faudra longtemps avant que les fibres se détendent si la qualité est au rendez-vous. Nous ne sommes plus dans les années 50 où, pour que le jeans devienne vraiment une seconde peau, il fallait prendre son bain en compagnie de son 501 ; il n’a pas pris une ride et pourtant il est né en 1890 !
Un legging en jersey trop moulant n’est ni confortable ni hygiénique. Les frottements répétés des coutures sur la peau provoquent des irritations. Attention aux coutures très épaisses, elles marquent la peau.
Des bottes montantes et collantes ne devraient pas être invitées dans le dressing. Elles peuvent provoquer des fourmillements et, plus grave, des problèmes nerveux. Tout le mollet est emprisonné dans une matière souvent synthétique, doublée d’une autre matière synthétique. Rien ne respire tout transpire surtout si, avec ces bottes, on porte des collants en fibres chimiques. Certains modèles sont dotés de fermetures à glissières mais, bien souvent, il est aussi difficile d’enfiler ces bottes qu’un jean skinny. Parfois, il faut faire appel à deux mains secourables pour se déchausser. Dans la boutique, si la vendeuse est obligée de vous venir en aide, ce modèle n’est pas fait pour vous.
La rétention d’eau peut se faire au niveau des mollets lorsqu’ils sont contraints artificiellement par des vêtements aux formes inappropriées. Conséquence lorsque vous rester debout un long moment voire toute une journée, les jambes gonflent et deviennent douloureuses. Chaussez vous avec un peu de bon sens. Privilégier le confort à l’esthétique peut être bénéfique aussi pour le psychique.  

LES INFECTIONS VAGINALES
Les articles, collants, slip, string… dont la matière ne peut être lavée à haute température et dont les fibres ne permettent pas à la peau de respirer convenablement, du fait de l’humidité naturelle dans la région vaginale, favorisent le développement de micro organismes et peuvent être la cause d’infections urinaires, de mauvaises odeurs ou de démangeaisons. Lavez-les le plus souvent possible et préférez les modèles qui collent moins à la peau tels que les caleçons.

LA RESPIRATION
Une veste étriquée, soit trop petite, soit trop cintrée, réduit la mobilité des bras. Chaque geste demande alors un effort musculaire supplémentaire, douleurs et fatigue en perspective.
Un chemisier coupe cintrée : la respiration est entravée.
Un soutien-gorge qui n’est pas adapté à votre morphologie, qui serre trop sous les seins, fait pression sur l’abdomen et diminue les capacités des muscles du diaphragme. Pour savoir si le modèle vous convient, hormis le côté esthétique, pensez à respirer et à inspirer profondément lorsque vous l’essayez : il ne doit pas générer de gêne. Si vous remarquez la trace des bandes élastiques sur la peau sous la poitrine, changez de modèle ou de taille.

LA DIGESTION
Un pantalon taille haute ou une jupe droite trop serrée à la taille ne convient pas à tout le monde, il ne convient d’ailleurs à personne. La forme des vêtements ajustés au niveau du buste n’est pas «healthy». Le vêtement contraint le corps à s’adapter à lui, ce qui est une erreur. L’abdomen doit pouvoir gonfler ou dégonfler en toute liberté. Si la forme d’un vêtement réduit son espace vital, l’estomac est comprimé ; par contre coup les organes sont déplacés, la digestion ralentie et au final, un reflux gastrique et/ou constipation : le tableau n’est guère encourageant ! S’il vous manque alors quelques centimètres autour de la taille après un bon repas, si vous devez déboutonner, dégrafer ou ouvrir le zip de votre ceinture, c’est que cette forme ne vous convient pas. Le succès des tailles hautes n’est pas lié au confort mais à l’esthétique de l’effet amincissant. Taille fine artificiellement, non merci !
Les ceintures décoratives, pourquoi pas, mais se serrer la ceinture pour faire tenir le pantalon ou la jupe, est un geste barbare. En comprimant la taille, on coupe le corps en deux, on favorise les reflux gastrique par compression de l’estomac et déplacement du sphincter. Tout ça pour un résultat aussi navrant. Les bretelles peuvent utilement remplacer la ceinture si elles sont ajustées correctement et n’obligent pas, par une tension trop forte, à se vouter comme c’est souvent le cas.
Une pression continue au niveau des intestins engendre un déplacement et un ralentissement de son activité digestive (constipation).

LES MUSCLES
Un manteau trop lourd pèse sur les épaules, les muscles sont sollicités plus que de raison pour le supporter, l’aisance des mouvements est bridée. Si c’est un vêtement que vous portez occasionnellement il n’y a pas de problème, en revanche, s’il est destiné à vous accompagner tous les jours, contournez le problème et tournez vous vers un autre modèle.
Un pantalon trop moulant type « skinny » risque de détériorer les fibres musculaires et nerveuses dans les jambes et les pieds entraînant, au mieux quelques fourmillements et, au pire, des difficultés à marcher.
Les collants push up n’ont d’autre utilité que de remodeler la forme de nos fesses en bousculant l’ordre établi de notre silhouette. A force de soutien, les muscles sont atrophiés et lorsque cette aide factice cesse son activité, tout retombe encore plus vite.
Ce poids pèse à plus d’un titre sur la santé, il provoque des douleurs cervicales ou lombaires.
Les bretelles des soutiens-gorge trop fines scient les épaules. Des robes qui tiennent mal sur les épaules, des débardeurs trop larges qui gênent les mouvements ne doivent en aucun occasionner une gêne ou marquer la peau.
Les bretelles transparentes en plastique « invisibles » qui se montrent sur les épaules en été, au soleil, sont de véritables dangers. La transpiration reste prisonnière sur la peau sous cette barrière synthétique et leur présence se fait plus visible par une brillance involontaire.
Les sacs portés à mains ou sur le bras sont encombrants certes, mais innocents alors que les sacs que l’on porte sur l’épaule sont mauvais, ils soumettent notre épaule à une charge lourde et contrarient l’équilibre du corps. Mettez les hanses de votre sac comme d’habitude sur une épaule et regardez vous dans un miroir : inconsciemment, vous levez l’épaule pour le maintenir en place.
Après avoir passé plusieurs heures avec ce sac, vous vous sentez forcément délivrée d’un poids lorsque vous le posez enfin. Ma préférence va au sac en bandoulière qui a l’avantage de laisser les mains libres.

LA POSTURE
Une veste trop étroite est très néfaste pour le dos car elle oblige à adopter une mauvaise position qui déforme la colonne vertébrale.
« Tiens-toi droite » une injonction maintes fois répétée depuis l’enfance, mais ce vêtement ne le permet pas.
Les chaussures. On n’y pense pas toujours, on imagine quelles ne peuvent blesser que nos pieds et pourtant ! Un mauvais choix peut impacter d’autres régions du corps. Trouver chaussure à son pied est une autre histoire, mais à force de chercher on finit par trouver.
Les talons trop hauts sont, bien sûr, à éviter car ils forcent le corps à se modifier pour garder l’équilibre et les muscles des mollets sont trop sollicités.
Une chaussure trop plate n’est pas la solution non plus, nos pieds ont besoin de soutien mais, ni trop ni trop peu.
Les troubles provoqués par les chaussures sont nombreux mais insuffisamment relayés, ainsi les podologues voient-ils défiler dans leur cabinet des personnes souffrant d’avoir supporté trop longtemps des chaussures mal conçues, de mauvaise qualité, inadaptées à la forme de leurs pieds.  Ce sont souvent des petits bobos, des ampoules parce que le pieds frotte à chaque pas sur la chaussure, des durillons mais parfois, on passe à la vitesse supérieure et le petit bobo devient un gros : distension des ligaments, apparition d’une épine calcanéene due à la surcharge de la voute plantaire ; c’est très très douloureux ! Des entorses aussi : on se « tord » les pieds plus aisément lorsqu’on est juché sur des talons de 15 cm par manque d’habitude, par inattention. Les trottoirs des villes sont tout aussi dangereux que les chemins pierreux de haute montagne : c’est directement chez le médecin que l’on se précipite, à cloche pied si c’est nécessaire.
Des chaussures aux bouts trop pointus, c’est ridicule ! Regardez la forme de vos pieds et regardez cette magnifique paire d’escarpins aux semelles rouges… Comment faire entrer les premiers dans les seconds sans les contraindre à modifier leur forme ?
Prêtez attention aux talons, pas seulement les hauts, les autres aussi. Souvent l’usure n’est pas symétrique sur les deux chaussures parce que vous avez, peut être, une jambe plus courte que l’autre ou une bascule du bassin et, pour contre balancer l’ensemble, vous devez faire un effort  physique supplémentaire qui se traduit par une mauvaise posture. Le posturologue est la personne qui peut rectifier le tir si ce n’est pas trop tard.
Les hauts talons : la position du pied n’est pas logique, les points d’appui sont diminués, les orteils sont posés à angle droit sur le fond de la semelle et c’est quasiment le seul appui que le corps va trouver alors qu’avec une chaussure à talon bobine, le corps prend appui sur une surface plus importante du pied (le talon, les orteils et le métatarse). Portez des hauts talons c’est comme marcher sur la pointe des pieds.  Le bassin à tendance à basculer vers l’avant, la colonne lombaire fait de son mieux pour redresser le corps, elle se creuse et le dos tout entier souffre de cette posture si peu naturelle. Le buste se redresse pour trouver un juste équilibre et force les muscles à suivre le mouvement. Les muscles du mollet, n’ayant plus de rôle, s’atrophient et ne sont plus en mesure d’assurer la stabilité de la cheville : patatras ! Les entorses menacent.
Les genoux aussi sont concernés par cette hérésie vestimentaire ; les pieds n’étant pas en mesure d’assumer le rôle d’amortisseurs, ils délèguent ce travail aux genoux. Les flexions engendrent des contraintes et c’est l’usure assurée du cartilage qui, avec les ans, apporte son lot de désagréments avec l’arthrose.
Musclez vos mollets et renforcez vos chevilles si vous ne voulez pas quittez vos escarpins. Sinon, gardez-les pour les soirées exceptionnelles avec la robe du soir et la pochette en strass.
Si vous possédez quelques uns des articles suivant, le moment est venu de vous en débarrasser.
Remplacez au fur et à mesure ceux dont la forme ne vous convient pas par des produits plus amples, par des accessoires plus confortables et moins lourds.

CONSOMMER EN CONNAISSANCE DE CAUSE
Les informations qui suivent sont techniques un peu, curieuses souvent, incompréhensibles parfois et rébarbatives pour quelques-uns.
La lecture de cette longue liste de produits nocifs est anxiogène plus que réconfortante, c’est vrai. Ce qui suit peut provoquer des troubles chez les personnes sensibles, agiter les neurones chez les lecteurs curieux, donner des sueurs froides et même glacer le sang d’un public trop naïf, étonner, effrayer les inconscients.
Le but de la mise en évidence d’un potentiel danger est d’inciter le consommateur à davantage de vigilance. Ce qui suit n’est pas réservé à un public averti, malgré des scènes très violentes.

 DU REVE A LA REALITE
Les médias consacrent de plus en plus d’articles aux risques induits par les vêtements, ils éveillent la curiosité du grand public. L’inconvénient est que chacun sait, ou pense savoir, quels sont les dangers de ces manipulations chimiques généralisées dans l’industrie textile. La réalité est toute autre puisque, si les enseignes internationales continuent à diffuser des articles « génétiquement modifiés » c’est qu’il existe encore une clientèle sous l’emprise de l’ignorance.
Les mots cancérigènes, mutagènes, tératogènes véhiculent un sentiment de peur mêler d’impuissance, doublé d’une grande dose de naïveté. Puisque c’est en vente, c’est rassurant et le consommateur lambda de s’imaginer que les fabricants ont reçu le message : « Attention danger ! » et qu’ils en tiennent compte. Mais en amont, on pense que le consommateur est suffisamment informé du problème pour ne pas tomber dans le panneau.
Un décryptage est nécessaire, non pas pour minimiser les effets néfastes de certains produits textiles, mais pour prendre conscience que parfois, ils sont trop beaux pour être totalement honnêtes.  

A SUIVRE






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