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dimanche 17 novembre 2019

LE LINON


Vient du mot : lin, son ancienne dénomination était "linomple" du vieux français lin et omple = uni.

A l'origine, comme la batiste il était tissé uniquement avec du lin, aujourd'hui, on en trouve surtout en coton peigné. Dans ce cas, une étiquette doit préciser "linon de coton".
C'est une toile souple, et transparente caractérisé par un espacement caractéristique des fils de trame,  ce qui   la densité du linon entre la batiste plus serrée et la gaze plus lâche). Le linon traditionnel est moins clair que le voile, il emprunte la transparence de l'un, la légèreté de l'autre, il à la main d'un organdi mais pas sa raideur et malgré tous ces emprunts c'est  un tissu spécifique largement apprécié pour ses propres qualités. Les femmes l'utilisèrent volontiers, trouvant dans le linon la transparence juste suffisante et surtout la solidité que ne leur apportaient pas toujours les autres étoffes cousines.
Un moine irlandais qui évangélisa la région du canton d'Appenzell en Suisse, fit bâtir une abbaye à Saint-Gall, sur les bords du lac de Constance. Celle-ci vécut en partie grâce aux bénéfices tirés de la culture du lin. La région se spécialisa bientôt dans la fabrication de linon et de batiste. Son aspect peut être modifié par différents apprêts pour correspondre à différents usages. Si son aspect est lustré, c'est qu'il a subi un mercerisage Au Moyen-Age, le linon était empesé avec de la farine, pour les coiffes.. La qualité du tissage en Suisse, jadis en lin est encore réputée pour les Ces cotons suisses sont souples, brillants, et les dessins sont généralement obtenus par effet de tissage et non par impression.
Le linon est une matière de luxe, sachez l'apprécier lorsque vous en trouvez doux au toucher, aimable à l’œil et pour ne rien gâter agréable à porter, deux ombres à ce tableau idyllique , la rareté du produit  ce qui implique un prix élevé.

Une des utilisations du linon fit beaucoup de bruit à l'époque. Madame de Pompadour et la comtesse Du Barry entre autres, utilisaient un accessoire qui sembla scandaleux à leurs contemporains : un morceau de linon qui servait à se moucher  et qui ne se jetait pas après usage car, étant donné le prix élevé de cet objet très finement brodé et bordé des dentelles les plus fines, les chambrières les donnaient à laver. Il n'y a pas de petites économies même, chose extraordinaire, à la cour de France.
!

Jusqu'au Moyen Age, l'usage voulait que l'on se moucha dans ses doigts
Cependant au temps des romains, le mouchoir était un élément du costume mais son utilisation se limitait à essuyer la sueur du visage ou remplaçait l'éventail (ces dernières utilisations sont encore en usage de nos jours).
Les chinois, eux, avaient déjà des kleenex® ; ils employaient des feuilles de papier de riz qu'ils jetaient après usage.
Si l'apparition du mouchoir dans le costume du Moyen-Age se répand, l'utilisation n'en est pas pour autant celle que nous connaissons aujourd'hui.
L'église en fit un symbole, (le linge que Véronique tendit au Christ sur le chemin de Croix) puis le mouchoir, objet de luxe s'il en fut, eut un rôle décoratif, richement orné de dentelles ou de broderies. Il coûtait si cher que les dimensions furent réduites et que, d'un commun accord, on le retrouva en carré dans de nombreux pays.
C'est aussi l'Eglise, mais anglicane cette fois qui fit grand cas du linon. Le linon est utilisé pour les manches des surplis des évêques anglicans En Grande Bretagne cette étoffe est appelée lawn probablement parce que les premiers linons furent importés de Laon grand  centre textile français.

Le mouchoir a son langage : agiter son mouchoir (classique sur le quai de la gare), accrocher son mouchoir à la fenêtre (signe de méfiance, attention traquenard, je suis surveillée),  faire tomber son mouchoir (très romantique), faire un nœud à son mouchoir (se souvenir de, ne pas oublier..).

Autrefois, tout comme le linge de table, le nombre de mouchoirs qu'il était normal de posséder, était impressionnant. On raconte que Brumell, chef de file des élégants au XIX e siècle en comptait plus de 50 douzaines. Chose curieuse, les mouchoirs se vendent toujours à la douzaine, sauf cas particulier de pochette-mouchoir assortie à une cravate, ou de fines étoffes superbement brodées, ou monogrammées.

Les fils de lin des mouchoirs "en linon"  sont si fins qu'il est impossible de les filer et de les tisser mécaniquement, ils ne supporteraient pas le traitement et la rupture serait immédiate. Jusque dans les années 1950 ils étaient encore tissés à la main, par des artisans de la région de Cambrai d'où leur dénomination commerciale : "fil de main"   et huile de coude… 
Si le linon ou fine batiste, le lin ou la soie font de luxueux mouchoirs, les grands carreaux de Cholet sont aujourd'hui caractéristiques des mouchoirs d'hommes généralement plus grands que ceux réseRvés aux femmes (ces derniers sont plus jolis, ornés de dentelle, ou brodés). Venue des U.S.A., l'utilisation de mouchoirs en ouate de cellulose est de plus en plus développée en Europe. Côté hygiène, cela semble moins archaïque.
Les mouchoirs précédemment décrits sont dit "de poche" ; il en existe de cou se sont les "bandanas", ou de tête  les madras aux Antilles.

Pour les serviteurs de l'église la manipule fut un élément du costume ecclésiastique. Cette bande de fine étoffe blanche, que le prêtre porte sur le bras gauche pendant l'office et qui lui permet d'essuyer la sueur de ses mains et de son visage, était en linon

Lingerie féminine, vêtements d'enfants, chemises d'été fraîches et légères, mouchoirs , le linon peut aussi être utilisé pour des voilages.

mardi 12 novembre 2019

plaidoyer pour les fibres textiles naturelles



Les fibres textiles naturelles sont chargées de l’histoire du monde elles constituent une part de la mémoire d’une civilisation, d’un peuple, de l’homme.
Les fibres chimiques sont nées de l’irrésistible envie que l’homme a eu d’imiter, de dépasser, et si possible d’améliorer les trésors que la nature lui offrait. Si ces fibres « récentes » fabriquées par des machines de plus en plus perfectionnées n’ont qu’un passé très présent, elles ont en revanche un présent très futur car elles ont su se rendre indispensables. Il serait impossible au XXIe siècle de vêtir la population mondiale avec les seules fibres naturelles, la production serait très insuffisante. Alors bien sûr nous avons besoins de ces suppléments vestimentaires.
Il est difficile d’imaginer vivre dans un monde d’où les fibres chimiques seraient absentes, en revanche la vie serait possible, mais bien terne dans un monde privé de fibres naturelles.
Si le coté fonctionnel prime dans la famille des fibres chimiques, la famille des fibres naturelles est dotée d’un arsenal bienveillant qui régale nos sens : l’oreille perçoit le son mat d’une cotonnade que l’on déchire, le regard est attiré par les reflets métalliques de la lumière sur un taffetas de soie, l’odeur d’un pull over en laine mouillée par la pluie persiste dans notre mémoire, la main instinctivement va caresser une panne de velours de soie…
Malgré toutes les progrès de la technique, malgré les qualités indéniables des fibres chimiques comment une toile de nylon pourrait égaler le contact délicieusement frais d’une toile de lin, comment comparer l’extrême délicatesse d'un tricot en angora à celle d'une maille acrylique, la divine émotion d’une impalpable mousseline de soie n'a que de bien lointains liens avec l'émotion procurée par une mousseline polyester.
Dans les sociétés industrialisées porter des articles textiles fabriqués à partir de fibres naturelles est un luxe, voir un privilège .
Au fil des ans, l'offre de vêtements et de tissus en fibres naturelles se réduit au profit d'articles en fibres mélangées ou chimiques et si nous n'y prenons pas garde, ils disparaîtront de notre univers textile faute de clients.
Alors profitons de l’instant, usons et pourquoi pas abusons de laine, de soie, de lin ou de ramie et de tous leurs amis pendant qu’il en est encore temps



jeudi 3 octobre 2019

LA BOURETTE DE SOIE UNE AMIE QUI VOUS VEUT DU BIEN

Chers (es) amis (es) lecteurs (trices) de ce  blog, je reviens les bras chargés de nouveautés, de rencontres étranges et curieusement interessantes, et nous allons en cette nouvelle saison, cheminer ensemble dans les méandres des vies secrètes des étoffes.

Alors pour commencer je vais vous dévoiler la face cachée de la "bourrette" de soie.

De Borre puis puis bourre du latin burra = étoffe grossière à longs poils. Le mot bourrette apparaît dans la langue française vers 1420.
Le tissu nommé bourrette est constitué d'un fil de soie reconstitué avec des déchets recueillis tout au long des étapes de la transformation du cocon en fil. La soie n'est pas la seule matière  textiles à subir différentes opérations. lors du peignage de la laine, il "tombe" des fibres  trop courtes pour être filées, ce qui donne la bourre de laine ,  pour le lin ou le chanvre ces déchets se nomment étoupe  et   pour la soie c'est la schappe.
Il existe ensuite des sous divisions dans les déchets  ; il convient de différencier schappe et filoselle, les fils dits schappe sont soumis à une opération de schappage qui consiste à désagréger les brins dans l'eau chaude ce qui conserve le lustre, la filoselle quand a elle est un tissu mixte (déchet de soie et coton) 
La bourrette (fil et tissu), la bourre de soie(fil) et le fleuret (tissu)sont encore autant de produits textiles de soie différents :
La bourrette est une étoffe tissée avec des fils constitués des déchets obtenus lors des diff_rentes opérations  effectuée sur le brins de soie(du d_vidage au tissage)
On peut donc considérer comme impropre le terme bourrette il faudrait plutôt dire schappe.

Les déchets de soie, une fois récupérés sont traités spécialement par cardage. On parvient par une forte torsion ˆ obtenir des fils grossiers certes mais solides, qui entre dans la fabrication d'étoffes de qualité courante Commercialisés sous forme d'articles en maille (T shirt) d'articles tissés ( des chemises, jupes ou vestes) à des prix très abordables pour une soie, d'ailleurs le consommateur ne s'y trompe pas et le succès de la bourrette croît d'année en année.

Les bourrettes les plus fines ont une surface granuleuse et les bourrettes plus _paisses ont un aspect rustique ; les fils plus épais permettent un tissage destiné à la fabrication de vestes, chemises ou m_me pantalons. 

Pour reconnaître la bourrette  l'utilisation d'un grand nombre de tests est requise. Utilisez à volonté la vue, le toucher, l'odorat

La vue
Bien que la composition chimique soit la m_me pour les brins de soie naturelle (provenant du dévidage du cocon des bombyx du mûrier ) et les fils de bourrette, ces derniers n'ont ni la douceur ni le brillant de la soie naturelle parce que :
-ces brins ne peuvent pas être débarrassés de leur grès en totalité_
-la forte torsion nécessaire à leur filage absorbe en bonne partie l'éclat qui pourrait subsister : un crêpe de Chine est moins brillant qu'un taffetas
-Le fil obtenu après le cardage est irrégulier, sa surface est "poilue" et rend le tissu granuleux    qui  un relief qui rythme la surface des étoffes
Ces "boutons" moins nombreux et moins visibles que dans les soies sauvages agrémentent la surface du tissu mais emprisonnent le reste de lustre
-Du fait de la torsion du fil et de son non dégommage la surface est grenue et n'a pas la douceur que l'on attend d'une soie.
-les poils absorbent la lumière en empêchant celle ci de se refléter sur une surface lisse
Une bourrette de bonne qualité offre une  inhabituelle combinaison :
-le tissu est fin, son éclat caché est sous-jacent, il ne brille pas de tout ses feux, mais on perçoit une lueur derrière la brume, sa surface est à la fois mate, granuleuse et poilue mais jonchées d'étincelles.
La bourrette est pleine de promesses (qu'elle tient) et pourtant  d'aucuns la  considèrent comme une étoffe pauvre.
Un fil tors de bourrette résiste bien à la traction, par contre si vous prenez un fil, que vous le détorsadiez en même temps que vous lui fassiez subir une traction, il se désintègre, un peu comme de la ouate...

Le toucher :
Les bourrettes de soie ont un toucher reconnaissable à la fois rêche, doux et savonneux, que l'on ne retrouve pas ni dans les doupions ou les shantung qui ne sont pas des déchets aussi petits
La bourrette donne l'étrange sensation qu'ayant été à lavée à l'eau et au savon, le tissu a été mal rincé_ et par conséquent il "grince" entre les doigts
 La meilleurs façon de vous en rendre compte c'est de les manipuler...Pour certaine personnes le toucher d'une bourrette de soie provoque la même répulsion que le toucher d'un velours  ou la même réaction épidermique que le  grincement de la craie sur un tableau noir. Une bourrette de soie  possède une main particulière : c'est un tissu mou et pesant, et en général son tissage lâche empêche une utilisation en biais car il se déformerait facilement ; il est tout le contraire d'un tissu nerveux, mettez le en boule, il ne se mettra pas en colère ! Il n'est pas élastique mais inerte chose particulièrement inhabituelle pour une soie.

L'odorat
Malgré tout ce qui précède il est  encore possible de se fourvoyer car la bourrette ressemble à s'y méprendre  à un coton, non pas un coton Suisse, lisse et brillant, mais un coton indien, rustique, irrégulier, boutonné, épais et mat. Si un doute subsiste, ayez recourt au test de l'allumette. L'ôdeur de la corne brûlée ne vous laissera alors plus aucun doute sur la nature du tissu. S'il s'agit de filosselle, vous aurez également un fil de coton qui brulera comme du papier en laissant des cendres grises

Les bourrettes sont selon les qualités fines ou épaisses, tricotés ou tissées mais attention, ces fibres très courtes s'useront plus rapidement qu'une étoffes tissées avec des fils longs   Compte tenu de ces caractéristiques un fil constitué de brins courts (quelque soit sa nature, soie, laine ou Fibranne) n'est pas absolument idéal pour la chaîne (la traction étant forte) bien que certains tisserands en fassent usage.  Cependant si c'est le cas, un tisserand consciencieux utilisera des fils obtenus à partir des déchets de cocons autres que ceux du bombyx du mûrier, par exemple ceux des chenilles vivant à l'état sauvage qui sont plus solides, mais ceci est rarement indiqué sur l'étiquette.
Il est fréquent de trouver des bourrettes comportent en chaîne et en trame le même genre de fil, et si souvent on rencontre l'armure panama, (deux fils en chaîne croisant deux fils en trame) c'est pour conférer à l'ensemble du tissage une plus grande solidité_.
Pourquoi les uns sont ils plus solides que les autres ?
Parce que les animaux ont une nourriture diff_rente qui entraine une couleur de bave différente mais aussi une composition chimique quelque peu différente (plus de calcium pour les cocons sauvages) : les chenilles vivant à l'état sauvage ont une nourriture
Parce que les déchets des cocons de vers sauvages résultent du cardage de la totalité du cocon, ce qui n'est pas le cas en ce qui concerne le traitement des cocons des chenilles du bombyx : les cocons non percés sont dévidés et les déchets obtenus sont alors moins nombreux, plus fins et moins solides(récupérés seulement dans les rebuts des premiers tours du cocon, irréguliers, abîmés ou tachés et dans la fin du cocon c'est à dire la partie proche de la chrysalide, fil faible parfois contenant des impuretés, traces de la chrysalide elle même ; les fibres proches de la chrysalide fabriquées par la chenille quasiment épuisée à ce stade sont trop faibles pour être dévidées (elles se cassent) En général ces segments de brins plutôt faibles et irréguliers sont utilisés pour la fabrication des shantung.

Etant donné la courte longueur des fibres, le fil peut manquer de vigueur et surtout d'élasticité dans les qualités les plus courantes aussi préférez une bourrette de bonne qualité même un peu plus cher, que vous aurez bien en main et qui vous semble exister à une bourrette pauvre c'est à dire inerte, sans présence et sans éclat. On trouve des bourrettes commercialisées sous  diverses formes
-de toile simple  armure simple 
- d'un dérivé de l'armure toile le panama les fils de trame et de chaîne s'entrecroisent deux par deux.   Son toucher semble adouci, son tomber est plus lourd, et sa solidité plus grande. Poids idéal pour tailleurs


La bourrette "crêpée" : les fils ont subit une torsion  mais l'aspect crêpé est produit par un artifice : le fil est un fil fantaisie c'est à dire qu'il sert d'^me et qu'autour de lui serpente un fil de soie ou de coton qui crée un certain relief, ce qui donne un tissu encore différents de ceux que nous venons de voir : souple et lourd Parfait pour une veste



La bourrette de soie a une excellente affinité avec les colorants. Elle se déteint et se reteint avec beaucoup de facilité (avis aux costumiers) La surface de ces tissus étant "sablée" l'impression est difficile. La couleur (épaissie pour l'impression) s'accroche aux aspérités de l'étoffe, et les dessins manquent de lisibilité
A l'usage, une bourrette imprimée semble avoir usée prématurément, le tissu bouloche comme une laine, et les dessins ont tendance à s'estomper aussi faut il se méfier des bourrettes imprimées si l'on aime les vêtements irréprochables
Sur une bourrette naturelle non blanchie, des taches noires peuvent apparaître, il s'agit de résidus de la chrysalide (terme désignant la nymphe des lépidoptères, état intermédiaire entre la chenille et le papillon. La chrysalide se développe dans une enveloppe de protection nommée cocon dont on tire la matière textile) La chrysalide du ver à soie est huileuse et comme rien n'est perdu dans l'industrie des déchets, on  exploite aussi ces résidus (comme les graines de lin) On en extrait l'huile qui sera utilisée en complément protéïnique pour la nourriture (animale) j'ose l'espérer. On nomme bourre  le fil obtenu par la filature de la partie externe du cocon, et les premières couches entourant et protégeant le cocon du ver à soie, souvent irrégulières, abîmés courtes et faibles. On l'utilise en général sous forme de brin non tors pour la broderie ou certains tissages.
C'est le cas de la bourre de Marseille " étoffe de soie dont la chaîne était en  gros fil de soie non torse, et la trame en bourrette (filé de fibre tors.)  Avec le fil de bourre on tisse une étoffe nommée fleuret : les fils étant poilus, l'aspect du tissu sera pelucheux. Le fleuret est à la soie naturelle ce que la Fibranne est à la viscose, ou le pilou au coton. L'utilisation industrielle des "déchets textiles "est considérable.

UTILISATIONS
L'aspect mat et doux à la fois de ces tissus de soie permet un usage moins restrictif que les soies naturelles ; des lignes de vêtements quotidiens ont été  ainsi commercialisées
- Vêtements : vestes, tailleurs, robes, pantalons, chemises, T-shirt...

- Décoration : rideaux ou coussins, plutôt pour un style rustique, car le tissage est grossier mais les tissus sont très solides.
Les couleurs sont variées mais  peu éclatantes

Détachage :
Certains fabricants recommandent de faire nettoyer à sec ce tissu, l'eau risquant quelquefois de le tacher. Une tache d'eau sur la surface d'une bourrette ressemble à une tache de graisse
Mais ceci est sans conséquence sur la vie future du vêtement: la tache  disparaîtra si vous plongez la totalité du vêtement dans l'eau ; en séchant tout rentre dans l'ordre. Cette particularité tient au fait que les fils  ne sont pas entièrement débarrassés de leur grès