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mercredi 9 novembre 2011

Gazar, vous avez dit Gazar, comme c'est bizarre!



GAZAR

Ce mot résonne plus qu'il ne décrit,  ce mot claque  haut et fort, ce mot  claironne son appartenance à la famille des gazes, ce mot est une image qui excite l'imagination. Le gazar est plus qu'une simple étoffe, parce que entre les fils il y a une part de magie.
L'espace  obtenu par un tisssage lâche,  offre une liberté inattendue à ces fibres de soie à peine décreusée.  Le gazar est complexe, de caractère ombrageux et autoritaire,  il ne tient pas en place, il cache son jeu,  il est malléable et indocile, il est volumineux et plat, il est là où on ne l'attend pas, il  force l'imaginaire, il magnifie les réalisations . Si c'est un conte de fée pour l'oeil c'est un enfer pour les couturières mais le résultat est époustouflant.


Le gazar fut porté sur les fonts baptismaux en 1958, par deux célébrités du monde de la mode : Gustave Zumsteg créateur de tissus  pour la société textile Abraham et Cristobal Balenciaga. 
Ce tissu largement utilisé par le couturier, est devenu une star  lorsqu'il fut choisit pour la création d'une robe de mariée en 1967. Modèle simplement simple, aux lignes limpides, courbes et épurées, . C'est tout le talent de Balenciaga qui à utilisé tout le potentiel du gazar. Cette  tenue eut été impossible à confectionner avec une étoffe plus souple.  
Le gazar se sculpte plus qu'il ne se coud, il permet de créer des volumes, des vêtements en 3 D tout en douceur et rondeur.

Le gazar est une idole que l'on venère et  que l'on ose à peine utiliser de peur de la maltraiter.
Novices s'abstenir de  travailler ce garnement. Il glisse, il resiste, il fait le dos rond mais quelle élégance lorsqu'il se fait volant, col, poignets, manteau...

Le gazar est un tissu qui  appartient à l'univers de la Haute Couture. Il règne sans partage sur un luxe invisible. Sobre et  élégant il est utilisé avec parcimonie par les grands noms de la haute couture.
J'aime son aspect  débonnaire, son toucher craquant, sa fausse humilité, sa nervosité. Il me facine par sa prise de pouvoir  et sa manièire d'occuper l'espace  mais il m'effraie lorsque je dois couper un métrage.

Le gazar gagne à etre découvert, et j'espère que ces quelques lignes vous donneront envie de le rencontrer

4 commentaires:

  1. Que j'aimerais avoir des doigts de fées pour travailler cette matière qui me fascine

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  2. Bonjour,
    je dois réaliser un projet, à la limite du défi... Un corset transparent. donc je suis à la recherche d'une matière assez forte pour pas devoir être doublé pour conserver au maximum une translucence. Après lecture de votre article j'ai pensé que le Gazar ferait l'affaire...
    Donc qu'en pensez vous, dois-je utiliser le gazar ou me conseillerez autre chose?
    Où puis-j'en trouver? et à quel prix...

    Merci d'avance.

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  3. Bonjour et merci de votre réponse.
    Mais l'orgenza ne serait il pas trop fragile pour ce genre de projet?
    Existe-t-il diférente rigidité d'orgenza? parce que ça me semble très fluide comme matière.

    Merci encore de prendre du temps pour me répondre.^^

    Cordialement.

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    1. Bonjour !
      Il y a plusieurs épaisseurs d'organza, de la plus fluide à la plus sèche, pour ce qui est de la transparence, elle est facile à obtenir avec cette matière. Personnellement je préfère largement utiliser un gazar de soie fin mais plus difficile à maitriser que celle ci.

      Bon courage !

      Cordialement,
      Cami.

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