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mercredi 14 septembre 2016

DE PERE EN FILLE....

TRANSMISSION
Transmettre de père en fille dans cet univers textile et de fournitures pour tailleurs, couturières, stylistes ou costumiers ce n'est pas si commun; Le passage de témoin est plus fréquent entre père et fils dans ce domaine aussi. Alors oui je fais peut être exception, mais j'ai adoré mon métier, j'ai aimé faire découvrir des étoffes, j'ai fait de mon mieux pour promouvoir la qualité et j'ai misé sur la diversité des produits. 
Mon père m'a transmis ce plaisir d'aller à la découverte des matières et de les sublimer. Un simple bouton peut devenir un bijou si on y prête attention, si on raconte son histoire ou une anecdote à son propos. 

SOUVENIRS TEXTILES
Petite, j'accompagnais mon père dans les usines de Roubaix, à Péronne, à Roanne ou encore à Lyon, lieux textiles par excellence. J'avoue que j'étais parfois effrayée par toute cette agitation et le bruit des machines à tisser. L'image qui me revient lorsque je repense à cette période sont les femmes qui passaient comme des ombres en poussant sur les pavés humides à travers la cour de l'usine des wagonnets remplis de rouleaux de tissus. C'était il y a bien longtemps, dans les années 50, mais cette vision est restée figée dans ma mémoire et je sais depuis que derrière un métrage de lainage ou de soierie il y a le travail d'hommes et de femmes et pas uniquement celui des machines.

LE MONDE OUBLIE DES FOURNITURES POUR TAILLEURS
Voilà peut être pourquoi je m'attache tant au petit monde des fournitures pour tailleurs qui, faute de tailleurs, disparaissent des rayons et du vocabulaire quotidien. Ce n'est pas par nostalgie que je m'insurge contre cet appauvrissement des produits, mais par la simple volonté de conserver la qualité d'un vêtement.
Entoilage, doublure de poche, doublure de manche, épaulette,  ceinture de pantalon… Comment peut-on imaginer que la durée de vie d'un costume puisse dépasser une saison si tous ces paramètres deviennent obsolètes ?

TROISIEME GENERATION
Je me souviens d'un temps où la boutique de mes grands parents me servait de terrain jeu. Sise au 16 rue de Sévigné à Paris dans le Marais. On y vendait des fournitures pour tailleurs. Dans les années 50, les tailleurs, les entrepreneurs à façon, les retoucheurs, les couturières étaient nombreux et venaient s'approvisionner dans les magasins de gros comme celui de mon grand-père. Aujourd'hui, le local existe toujours et je n'y passe jamais sans un pincement au cœur. Seuls les carreaux de ciment au sol sur lesquels je jouais à la marelle, ont été préservés. Le reste a été largement revisité. C'est une boutique de chaussures...

A SUIVRE


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