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lundi 5 mars 2012

La pantalonnade d'Amélia


Il existe  un vêtement épatant  parfaitement adapté aux bébés, qui n'est plus vraiment à la une de la mode enfantine  : le bloomer ou la barboteuse. 

La définition du dictionnaire  décrit le bloomer comme un vêtement de petit enfant, d'une seule pièce formant culotte et laissant les jambes nues
Je trouve que les bloomers sont des merveilles de confort pour les enfants. Le vêtement est court, ample, resseré sur les cuisses. Il convient aussi bien aux filles qu'aux garçons. Les jambes à l'air  ils peuvent bouger, gesticuler  librement. Un plus cet article cache les couches. Et si vous n'en trouvez pas tout fait alors faites le. Il y a des modèles et des patrons sur les sites "petit citron" ou citronille.

Mais connaissez vous la véritable histoire du  bloomer ? Ce fut d'abord un élement vestimentaire, presque une arme,  adopté par  les féministes d'outre Atlantique?  Un pantalon large,  resserré aux chevilles, confortable qui naquit aux Etats Unis d'Amérique au XIXe siècle.

Il fut popularisé par Amélia Jenks Bloomer une américaine qui jugea nécessaire de contourner l'interdiction faite aux femmes américaines de porter un pantalon. Elle réclamait simplement la possibilité pour les femmes de s'habiller comme elles l'entendaient, et surtout avec des vêtements fonctionnels. C'est ainsi qu'elle laissa son nom à ce vêtement à mi chemin entre la jupe et le pantalon;  rien de bien répréhensible par  la morale et pourtant il faudra encore de nombreuses années et une volonté farouche  pour parvenir à ce que les femmes portent aussi le pantalon.  Et l'histoire pour la petite histoire  n'est pas terminée  car chez nous, oui en France au pays des droits de l'homme,  une ordonnance du préfet de police de Paris, en date du  7 novembre 1800 interdisant le port du pantalon pour les femmes,  n'est toujours pas abrogée, bien qu'obsolète, mais tout de même. Et si nous profitions de la période électorale et des promesses des candidats pour demander son annulation?

La pantalonnade d'Amélia eu du bon, elle remis un peu d'ordre dans le désordre. Elle se promenait en bloomer, c'est-à-dire un pantalon style sarouel  sous une jupe, côté ligne ce n'était pas très élégant, mais coté message il y avait du répondant . Le but avoué était de pouvoir pratiquer des sports sans la contrainte d'un vêtement inadapté. La recherche du vêtement fonctionnel,  pratique pour faire du vélocypède ou du ski était indéniable. Cependant même dans ce pays tout neuf, qui n'était pas écrasé par le poids des traditions, Amélia dûe  résister aux colibets de ces concitoyens.
Depuis l'arrivée du jean unisexe, et la libération des moeurs des années 60, le combat de miss Bloomer est  tombé en désuétude mais, il demeure une preuve que la mode n'est pas aussi futile que certains veulent bien le faire croire. On peut l'adapter, l'inventer et ne pas se contenter de la suivre.
En France on ne parla pas de bloomer mais de culotte de zouave, de pantalon de golf, de sarrouel. On ne fit pas non plus de miss Amélia Bloomer une icône de la libération féminine. En France au XIXe siècle c'est une femme célèbre  par ses écrits qui s'autorisa le port du pantalon, le plaisir du cigare, le cumuls des amants à une époque où cela ne se faisait pas elle se nommait Georges Sand... Et oui, le vêtement est un moyen d'expression qui mérite d'être pris en compte. L'histoire est remplie d'exemples qui  avec plus ou moins de succès ont permis de changer bien des choses, mais c'est une autre histoire à suivre....

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