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mardi 11 janvier 2011

Un dimanche a Tokio

Arriver à Tokio c'est déjà l'aboutissement d'un rêve mais se retrouver dans cette ville  un dimanche c'est renversant, c'est hallucinant, c'est spectaculaire au sens propre du terme. Ce souvenir de ma première rencontre avec le japon et les japonais fut pour moi bluffant.
Les choses et les gens ne sont jamais comme on l'imagine, c'est pour cela que les voyages existent, pour se faire sa propre idée, sa version non sous titrée du monde.  Comme beaucoup j'imaginais les japonais en costume occidental, avec un petit accesoire style Vuitton pour donner le ton,  les japonaises élégantes avec un sac à main français,   dans l'ensemble plutôt classique passe partout, des hommes et des femmes qui travaillent, qui vivent en banlieue, qui prennent les transports en commun super au demeurant  Seules les femmes âgées sont en kimono, avec une démarche particulière , petits pas, avec des chaussettes à doigts de pieds et des drôles de chaussures qui tiennent sur le pied par miracles. Mais cela s'était dans mon imaginaire de parisienne, dans mes souvenirs  d'étudiante, qui confondait la réalité avec les estampes japonaises.
   Eh bien non à Tokio le dimanche, personne de s'ennuie, des jeunes filles et les jeunes gens s'amusent, riaient bruyamment, comme partout,  mais comme nulle part ailleurs, portent  leurs vêtements traditionnels avec superbe,  kimonos merveilleusement originaux, multicolores, brodés, imprimés les uns en soies, les autres en coton, j'en ai même vu certains en polyester mais un polyester japonais n'est pas tout a fait un polyester, il y a un petit quelque chose de plus. La démarche   chaloupée des filles vous laisse une drôle d'impression,  je m'attendais à en voir tomber plus d'une. Mais non, les pieds en dedans, ou en dehors , elles avançaient dans un équilibre parfois précaire, mais avec panache Ces vêtement d'un autre siècle étaient pour moi un coup de pouce à mon imaginaire  et en tant que touriste un immense bonheur, car je me  sentait enfin au pays du soleil levant.
un jeune homme Zen perdu dans ses pensées mais qui traverse sur le passage zébré et au feux rouge
 Mais ces icônes je les plaignais parce que porter un kimono  et des soc pour monter  dans les bus, courir, descendre quatre à quatre les marches pour ne pas rater le métro cest périlleux, bien qu'en ce jour de congés pas besoin de se dépêcher, on se promène,  mais lundi matin l'exercice sera plus périlleux. Pour le moment les personnes que je croise dans la rue sont des jeunes gens qui passent d'un extrême à l'autre. De jeunes gens zen  ou  bien délurés, déjantés, joyeux, délirants, revetus  d'atours très très particuliers et maquillés à outrances, mais pas du tout ressemblant aux touristes que je rencontre à Paris ou aux élèves des écoles de mode qui font leurs études à l'étranger



Cette ville fourmille de milliers de piétons qui vont et viennent, s'arrêtent au signal d'un feu rouge , respectent la signalisation routière, le sifflet d'un agent de la circulation, les passages cloutés... C'est une attitude que l'on ne connaît pas à Paris, où traverser au feu vert, en dehors des passages pour piètons est un sport national. Je me faisais mon cinéma pensant à toutes ces personnes, que je rencontrerai cette semaine, qui dans les hôtels, qui dans les restaurants, qui dans les bureaux, qui dans le métro... et qui seraient ainsi  vêtue, je me régalais d'avance, espérant voir de merveilleux kimonos anciens aux couleurs fastueuses, et aux motifs absolument fantastiques, j'étais dans mon rêve de kimonos de rêves, une exposition merveilleuse que j'ai eu la chance de voir il y a bien un vingtaine d'années  au musée Galliera
Dans les jardins de la ville, on trouve un peu de fraîcheur, et on voit des scènes hallucinantes de jeunes gens qui connaissent enfin ce que lâcher prise signifie.
parfois ils abusent de costumes et de maquillages outranciers
de gens gens extravertis  qui se regroupent dans les jardins  
l'élégance magique
on vient au parc en famille parfois juste pour le spectacle
 , des couleurs vives, des  bas rayés, des chapeaux insolents, de visages maquillés   mais tout cela sans violence, dans une ambiance festive, ils bougent, ils rient, ils crient, ils gesticulent, ils vivent. Tout ce dont ils sont privés pendant la semaine, étudiants ou salariés, ils ont le dimanche pour se défouler.
Je pris quelques photos, mais inutile de me précipiter, dans la semaine j'aurai bien des occasions de photographier des costumes sublimes... Et le lendemain vint, et la désillusion aussi
Comme dans un film on tourne une autre scène, comme dans un roman, on tourne une page, on change de chapitre , me voilà lundi matin, bure aux ouverts, magasins accueillants une clientèle pressée, foule dans le métro, bus blindés, et rien, mais rien que du gris, du bleu, du noir... tous les habitants de la ville avaient troqué leur uniforme du dimanche pour leur uniforme de la semaine.Quelle tristesse en réalité leurs traditions les japonais les conservent jalousement chez eux, pour eux, entre eux, ils ne s'exhibent pas ni le dimanche ni les autres jours. Seuls quelques jeunes gens en mal de liberté  jettent  leur carapace grise contre un bouquet de couleurs vives et de paroles fortes mais seulement le dimanche
chaussures à doigts, chapeau de paille,  paré pour  tirer le pousse- pousse
Alors mon avis  arrivez à Tokio un dimanche et profitez du spectacle.

mardi 4 janvier 2011

la petite maison dans le bocage

Jolie rencontre. Elle cherchait un drap de laine  sur internet et moi je vendais du drap de laine sur internet. Et nous voila elle tapant sur le clavier et moi lisant son e mail.


Nous nous sommes tout de suite entendue comme de vieilles amies. Que la vie est étonnante et les belles rencontres sont de petits bonheurs qui donnent du piment à la vie. Ancienne élève d'Esmod, devenue femme de banquier, mère de famille, expat en Afrique une dizaine d'années, elle revint en Normandie, s'y installa avec toute sa tribu
 Tout le monde se mis au travail et une magnifique bâtisse familiale retrouva vie. Les enfants grandissent, le mari travaille en ville, et  devant sa machine à coudre  elle rève.. Mais à quoi revent les femmes qui vivent à la campagne? A la même chose que les femmes qui vivent en ville mais à l'envers. L'herbe est toujours plus verte de l'autre coté de la barrière.
 Les unes  subliment  la grande ville,  les jolies boutiques,  la boulangerie qui est juste en bas de l'immeuble, les théatres, mais elles ne veulent pas la bousculade du métro, le bruit des bus qui font trembler les carreaux de nos fenêtres, elles refusent l'isolement dans la foule, et les autres subliment le calme, l'espace,  la nature verdure, de la vie au rythme de la nature, du noir de la nuit, du bruit familier des oiseaux au lever du soleil, d'avoir le temps de prendre son temps.
Alors Valerie  se dit que sa  machine à coudre pouvait être le départ d'un challenge. Il y avait le luxe de la maison familiale, le calme, le temps, le savoir faire,  des voisines qui passent dire bonjour et prendre un bon café, des amies parisiennes qui passent le week end au vert et au calme. Tout cela pris du temps avant que l'idée ne se matérialise. Mais vint le jour où tout se mit à fonctionner, les rouages bien huilés, la clientèle amicale et familière, et bien sur le bouche à oreilles sans qui rien ne peut se faire. L'idée était d'inventer des vêtements pour ses amies, ses voisines, les copines de ses copines. Une idée dans une idée, parce que une boutique éphémère avec des "modelunick" en pleine campagne c'est un projet  autrement plus fou qu'une boutique traditionnelle en centre ville. Et voila que le salon se transforme le temps d'une collection en "magasin" Exit le divan, la télé et bonjour les portants, les jupes et les manteaux, salon d'essayage et miroir... La bonne humeur regne ici, l'odeur du café chaud, et des petits gateaux n'est pas fait pour éloigner les gourmandes, qu'importe, les vêtements sont fait sur mesure, c'est à dire à nos mesures, alors vive la vie et les menus plaisirs

Ici pas de chichi, on fait un break, on papote, on essais, on rigole, on ne se met pas au régime pour rentrer dans un pantalon super sexy, on trouve le modèlunick fait pour nous, on se trouve belle, et pas de vendeuse pour vous fourguer un rossignol. On se connaît on se fréquente, on se dit tout. Alors oui ici 
 c'est conviviale, on apporte sa bonne humeur et on repart habillée de neuf, pas de problème pour se garer, le terrain est immense, pas de soucis pour trouver sa tailles, on fait du sur mesure. 


Le ton est donné, les cours de couture également. Il restait à trouver les tissus, pour des modèles uniques évidement il fallait trouver des tissus uniques et voila comment la petite boutique dans le bocage à rencontré la petite boutique dans Paris.

jeudi 16 décembre 2010

"Mémoires de tissus" . Un ouvrage publié par un éditeur lyonnais? Cela dépend de vous

Je m'adresse ici à tous ceux et celles qui un jour ont cherché en vain une source de documentation textile fiable. Etudiants, professionnels, ou simplement passionnés . L'ouvrage que je propose traite de l'histoire des étoffes, des techniques de fabrication sur les différents continents,  de l'économie liée à ce secteur  d'activité,  de la petite et de la grande histoire des tissus, avec des anecdotes et des faits historiques, depuis  les temps bibliques  jusqu'aux tissus de demain qui n'existent qu'à l'état de prototypes.
 Ce jour là est peut être venu. En effet depuis plus de 15 ans  je travaille sur ce sujet. J'accumule, je recherche, je découvre et j'écris sur tout ce qui peut se rapporter au textile.
Mon idée première était de proposer un ouvrage comportant des échantillons de tissu afin que le lecteur puisse toucher, observer de près avec un compte fil par exemple, des tissus qui se font rares dans les boutiques traditionnelles aujourd'hui. Grande et noble idée mais les éditeurs même si l'idée était séduisante, n'avaient pas les moyens financiers de suivre. Donc  ce sera un ouvrage sans tissu  avec des photos et surtout des textes que pour ma part  et sans me flatter, je trouve passionnants
C'est dans cette optique que j'ai rencontré  un éditeur   lyonnais. Notre contact a été très constructif, puisqu'il porte un jugement positif sur mes '"mémoires de tissus"
 Un problème  se pose et  c'est pour trouver une solution que je m'adresse à vous. Pour pouvoir éditer cette encyclopédie  l'éditeur a besoin de l'aide financière de la région et  pour cela il faut répondre à plusieurs critères
 - prouver que le projet peut aider au développement de la production régionale. Cette condition je la remplis dans la mesure où les tissus velours et soieries que je vends dans ma boutique viennent pour la majorité de Lyon.
-  répondre à un besoin et cette condition vous pouvez contribuer à la faire valoir : il n'existe pas sur le marché d'ouvrage spécifique englobant la totalité de l'espace textile mondial. Donc j'attends vos e- mails attestants de la nécessité d'un tel ouvrage. Je les transmettrai à l'éditeur
- il faut être lyonnais, or  parisienne je suis et parisienne je reste, mon unique point de vente étant au centre de Paris . Alors si certains d'entre vous  sont lyonnais et si ce projet vous intéresse,  n'hésitez pas à m'envoyer un e mail  avec des arguments de poids pour appuyer ma candidature.
Il me semble que nous avons déjà un bon point de départ, l'éditeur est lyonnais depuis plusieurs générations  De vous à moi, j'aime cette ville, mais par dessus tout j'adore les tissus lyonnais, ils ont une histoire qui me passionne, des industriels qui possède un savoir faire  unique au monde,  pour toutes ces raison les tissus lyonnais tiennent une place à part dans mon coeur et dans la boutique

Merci à tous pour vos encouragements
Catherine la persévérante

mercredi 8 décembre 2010

Une des dernières dentellières de Burano

 Venise c'est une ville et c'est de l'eau, mais au delà des clichés touristiques, il faut aussi voir comment fonctionne le quotidien. La cité est approvisionnée par des maraichers et des pecheurs qui habitent les îles environnantes .  Ces landes de terres qui flottent autour de ce bijou sont nombreuses et  c'est là à quelques encablures de l'ancienne douane   si bien réabilitée par un mécène français, que ce trouve Burano. Une voisine de Murano, célèbre dont les artisans verriers ont fait la réputation


 les anciennes douanes aujourd'hui transformées en musée


 Le vaporreto nous emporte vers le large chargé de touristes qui vont quasiment tous débarquer au premier arrêt Murano.  Ceux qui restent  continuent  vers Burano. Une île habitée par une population de pêcheurs, ceux là même qui  approvisionnent  le marché du Rialto. Si toutes leurs maisons sont peintes en couleurs vives c'est dit- on pour qu'en arrivant du pont du bateau ils puissent repérer leur demeure, mais ça c'est la légende qui amuse les touristes. 
En une petite heure on oubli  le bruit,  la foule,  la chaleur de Venise, on respire l'air du large, on déambule doucement, le prochain bateau est dans deux heures et l'île est minuscule. On prend son temps. C'est ainsi que j'ai fait la connaissance de ce bout de terre un peu oubliée qui se rappelle à nous par sa spécialité : la dentelle à l'aiguille
des gestes répétés depuis des années
Les femmes du Burano  ne se contentaient pas d' attendre leur mari marin,  elle mirent leur dextérité au service des plus délicats ouvrages :  la dentelle à l'aiguille. Alors en me promenant j'ai du éviter bon nombre d'attrape touristes proposant à des prix dérisoires des articles,   made in China, ou ailleurs mais rarement réalisé à la main et  à l'aiguille..

. et puis  je suis arrivée dans cette petite boutique  à la devanture fanée, mais à l'intérieur surprise : un véritable musée au centre duquel une dentellière sans âge tirait l'aiguille Un coussin calé sur les genoux, un morceau de tissu en coton ou en lin sur lequel  se cale le calque dépositaire du dessin à reproduire. Les gestes sont précis, les doigts agiles, le regard rivé sur l'ouvrage, parfois un coup d'oeil aux curieux qui visitent la boutique musée et puis le travail repart, comme si cette dentellière était seule au monde, avec le souvenir de l'époque où tout ce qui se vendait comme dentelle sur l'île était fabriqué sur place.
un véritable musée
  Ce savoir faire est précieux, alors si vous êtes de passage n'oubliez pas cette petite boutique bleue, et sa dentellière, la dernière peut être pas mais elle est certainement la mémoire de cet artisanat qui fut  au 17 e et 18 e siècles très prisé par la haute société. Les accessoires de mode en dentelle comme les cols ou les manchettes  étaient largement utilisés dans les cours royales européenes.  Mais le commerce de ce produit devint un luxe qui face à la concurrence des produits manufacturés ne put survivre .  Je ne suis en aucun cas une sauveteuse d'artisanats en péril, mon but est de partager avec vous mes rencontres et mes découvertes. Ensuite, faites passer le message.

lundi 6 décembre 2010

une fée dans sa tour

En passant par là j'ai vu de la lumière et je suis entrée. Cela pourrait commencer ainsi mais non, en fait j'ai fait ce voyage uniquement pour découvrir l'atelier de la belle Susan. Il n'est pas nécessaire d'aller au bout du monde pour découvrir des artistes. A quelques heures de Paris dans un village médiéval de l'Aveyron, il y a Najac



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 et il y a Susan. Grande, blonde, le teint halé, svelte, une silhouette faite pour mettre en valeur ses créations qu'elle porte comme personne et c'est normal, elle a commencé par s'habiller puisqu'elle ne trouvait pas ce qui lui convenait dans le commerce.
Susan et moi c'est une longue histoire et des passions communes qui nous ont rapprochées : le tissu d'abord et puis l'amour du travail bien fait avec une dose de joie, de certitudes, un soupçon de doute,  un petit peu de manque de confiance en soi, et puis aussi le bon vin et les bonnes tables.




 le soleil se couche sur Najac 

C'est dans une tour, un donjon presque une forteresse, parce qu'il faut monter très haut pour parvenir dans ces quelques mètres carrés qui dominent la ville. Dans sa tour d'ivoire, elle est une reine prisonnière volontaire de son travail.


 A Najac, où elle s'est installée par amour, puisque cette américaine a suivi son mari poète, peintre, dépositaire des clefs des ruines du chateau de Najac et guide à la belle saison... Un univers merveilleux dans une grande maison à la façade couverte de lierre, et à l'arrière de laquelle se cache un somptueux jardin. Il n'est pas grand, mais il a tout d'un parc, des massifs de fleurs, des arbres centenaires et ce calme délicieux rompu par quelques piaillements d'oiseaux...
Ce lieu est propice au rêve, à l'écriture et lorsque le soleil brille, notre styliste vient y terminer ses plis à l'ombre des massifs gigantesques d'hortensias.




Les doigts agiles mais meurtris par les surpiqûres de milliers de plis. Elle utilise des matériaux difficiles à maîtriser, comme des jerseys d'une extrême finesse ou des peaux de moutons ou de chèvres.
Ce sont des pièces uniques qui sortent de la tour, et c'est justement ce  tour de force qui force l'admiration. Dans cet environnement si zen, Susan travaille sans horaires, jour ou nuit, soir ou matin selon l'humeur mais elle ne "signe" pas un vêtement sans être satisfaite du résultat.






 Et voilà comment débute cette incroyable histoire des vêtements de Susan. Elle aime la maille et la travaille, la transforme, la coupe, la triture pour en faire un habit de fée. Dans son atelier, on se croirait plutôt chez un sculpteur, les vêtements semblent attendre qu'un client vienne les réveiller. Ils sont  recroquevillés, froissouillés, inertes sur les portants.

 Mais lorsqu'ils couvrent le corps d'une femme, alors ils donnent toute la puissance qu'ils avaient cachée. Et c'est avec grace et volupté qu'ils offrent le plus beau des écrins. Comment donc ? C'est magique, ce petit morceau de tissu peut vous faire tourner la tête, vous rendre belle, belle, belle, différente des autres parce que unique. Le plus de ce travail c'est l'amour qui remplace presque le fil de l'aiguille. Susan se perd dans ses repères, elle compte les points, elle moule, elle essaie sur elle puis sur le mannequin, encore et encore jusqu'à atteindre la perfection. Son imagination n'a pas de limite, la forme d'une peau l'inspire, la souplesse d'un jersey lui dicte une coupe...



 Ce que Susan fait admirablement, ce sont des photos. Celles qui parsèment cette rubrique sont bien sûr signée Susan... Rien que du bonheur à voir cette jeune femme affairée, oubliant l'heure, le dîner, les jours passent, les nuits blanches se succèdent et elle se dit qu'elle a encore beaucoup de choses à faire. Encore une corde à son arc, parce cette jeune femme excelle aussi dans l'art de teindre les étoffes ; elle n'a jamais ou presque utilisé une matière sans la teindre. Sa cuisine de couleurs est au sous-sol. Elle a sacrifié deux machines à laver uniquement pour ses teintures. Mais superbe réussite des demi-tons, des teintes indéfinies, des couleurs uniques, des harmonies si douces. Jamais forte, jamais faible, jamais douceâtre, la couleur est simplement parfaite laissant la vedette au vêtement sans pour autant cesser d'exister.
Susan vit au rythme des saisons.
C'est le rouge de l'automne





et le vert tendre du printemps


Comment ne pas faire des merveilles lorsque l'on vit dans un tel endroit ? Un jour peut être sur le portant d'une boutique comme l'Eclaireur vous verrez une veste ou une robe créée par Susan Waller Maurau et alors vous vous souviendrez de cette description et de mes souvenirs enchantés.

 C'est un plaisir de pouvoir partager avec vous ces émotions textiles et tactiles. J'espère que ce quelques lignes vous donneront  l'envie de découvrir cette personne et ses pièces uniques. Vous désirez en savoir plus sur Susan Waller Maurau alors  allez visiter le site NJAL, not just a label  ou encore  susanwallermaurau.com
et pour la contacter s.w.m.@wanadoo.fr