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vendredi 15 mai 2026

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jeudi 14 mai 2026

PROFESSION : "SCHMATOLOGUE GLOBE-TROTTEUSE! N°2

LA TRANSMISSION CULTURELLE SUR UN FIL                                  

L'identité culturelle se transmet c'est une évidence, mais comment ?   

LE TISSU RELIE LES GENERATIONS SANS PASSER PAR LES MOTS.                                                         La culture, véritable trésor, circule entre les hommes depuis des millénaires par l'écriture, la parole et, aussi surprenant que cela puisse paraître, par le tissage. C'est ainsi que les diversités culturelles se lisent aussi à travers les textiles, ces précieux indices présents sous une forme ou une autre dans quasiment toutes les civilisations.  

LA PAROLE TISSÉE                                                      Textile et texte, un tête-à-tête où toute ressemblance n'est en rien fortuite  

TISSER C'EST  ECRIRE AUTREMENT                            Si les lettes, en un certain ordre assemblées, forment des mots qui, mis bout à bout, deviennent des textes, les fibres textiles, réunies par torsion, forment des fils qui, en un certain ordre entrelacés, deviennent des étoffes. 

MON HERITAGE FILAIRE                                              Entre le tissu et moi c'est une histoire de famille, quatre générations et quatre manières différentes de tisser des liens intergénérationnels.               

N°1 Le compte est bon                                                   -c'est en jouant avec les craies tailleurs, grises et blanches, bien calées dans leurs boites en bois remplies de sciure 

-c'est en comptant les grosses de boutons destinés aux costumes pour homme, généralement noir ou marron, parfois bleu marine 

-c'est en observant les vendeurs doser avec maestia des métrages de doublure.  C'est dans le magasin de fournitures pour tailleurs de mes grands-parents,  que j'ai appris à compter en m'amusant.                                  

N°2 La séduction du bon produit                                   -C'est, plus tard, en accompagnant mon père dans les usines roubaisiennes pour choisir la marchandise, que j'ai compris que l'achat gagnant part de la bonne connaissance du produit.                                           

N°3 Les textiles rares, précieux, surprenants                  -C'est dans l'atelier d'impressions sur soie de Montrouge, antre magique de mon grand-oncle Alexandre Sache, textile designer, que je me suis prise d'amour pour ces carrés de twill, ces pentes de bengaline, ces exquises mousselines.           

N°4 Les couleurs                                                           -C'est en observant la palette exceptionnellement colorée du peintre Michel Kouliche, mon oncle paternel, que je me suis engagée dans un univers coloré (le noir ne fait pas partie de ma garde-robe), et c'est la farandole des fleurs de mon jardin normand qui m'indique les saisons.                            

N°5 Les voyages                                                             C'est avec mon mari pour qui c'est presque un devoir de découvrir le monde, que j'ai vraiment compris que, pour savoir, il faut voir d'abord et puis toucher.

Pourquoi alors se demander d'où me vient cet engouement pour une profession hors normes ?  

Un profil éclectique                                                        Mon expérience professionnelle, car oui ce fut une expérience à laquelle je n'étais pas consciemment préparée, m'a offert de multiples occasions de satisfaction. Après l'Ecole du Louvre, un passage au sein des Musées Nationaux, deux  années passionnantes dans une galerie d'art parisienne,  j'ai été  "brocanteur ambulant" profession que ce libellé n'honore pas vraiment mais que j'ai exercée avec plaisir et passion. La suite ? J'ai endossé le costume d'une "marchande de tissus" au sein de l'entreprise familiale "De Gilles Tissus".  Avec volupté, j'ai navigué au milieu de flots de mousselines, j'ai gravi des montagnes de toile de lin, je me suis perdue dans les replis des taffetas changeants. Avec curiosité, j'ai traversé des rivières de Tweed et, équipée d'un mêtre en bois et d'une paire de ciseaux géante, j'ai déroulé des mètres et des mètres d'étoffes, découpé des milliers de coupes... 

REVEILLER LA MÉMOIRE DES ETOFFES ENDORMIES  Un univers à la fois si banal et cependant si mystérieux pour la néophyte que j'étais alors ! Il n'en fallut pas davantage pour me lancer dans l'aventure de "Mémoire de tissus" encyclopédie technique et pratique des étoffes, afin de démêler les fils parfois inextricablement noués de cet univers. 10 000 pages et des tonnes d'informations sur un seul sujet : le tissu sous toutes ses formes d'un point de vue économique, politique, artistique, historique.....

 L'ART ET LA CURIOSITE                                              Entre l'histoire de l'art et les histoires, grandes et petites, des tissus, le fil est bien ténu. Les étoffes oubliées comme zénana ou zéphyr m'ont ensorcelée au point que ce qui ne devait être qu'une expérience momentanée s'est prolongé durant près de quatre décennies. L'émotion, tant visuelle que tactile, de mes premiers pas en tant que gérante d'une société de tissus hors normes est restée intacte. Je dirai même qu'elle s'est décuplée avec les ans. De déménagements en déménagements, de rencontres en rencontres, de découvertes en découvertes, de voyages en voyages, la quête du graal textile me tint toujours à cœur.             

Avant d'être capable de me confronter aux professionnels, de répondre aux besoins souvent très précis de la clientèle hétéroclite constituée de petites mains des grandes maisons de couture, amatrices du "home made" de couturières professionnelles, de tailleurs, de chasseurs d'étoffes rares, de  créateurs de costumes de haut vol, ou encore de décorateurs.

LE MONDE DE L'OMBRE                                              Depuis les coulisses des ateliers de costumes, j'ai pu admirer le savoir-faire de ceux et celles qui créent les costumes. Ils habillent, costument, travestissent, déguisent les comédiens, les acteurs, les clowns, les acrobates, les danseurs ou chanteurs pour le plus grand plaisir des spectateurs. J'ai aimé travailler avec les décorateurs d'intérieurs qui, comme moi, sont toujours à la recherche de l'étoffe, la matière ou l'imprimé capable de combler le plus exigeant de leur client. Année après année, j'ai été confrontée à leurs problématiques techniques et parfois économiques ; aider à les résoudre devint une partie non négligeable de mon activité.

Le bonus                                                                      C'est la découverte d'un univers fait de couleurs, de matières, d'histoires petites ou grandes, de rencontres avec des stars du métier de costumier ou avec des artisans du bout du monde qui, avec une  dextérité ahurissante, créent sur des métiers à tisser souvent rudimentaires, des perles rares.

Le roi des tissus, le tissu des rois, ainsi se présentait jadis, le shatush. Alors, si parler chiffon peut sembler futile à certains, les tissus qui nous accompagnent, du linge au linceul, et partagent nos jours et nos nuits dans les moments de joie ou de tristesse, méritent une approche plus gratifiante. Tissu, textile, étoffe, dentelle, feutre, tapisserie ou encore broderie, c'est un univers qui ne demande qu'à se dévoiler.  

Le parcours des fibres naturelles ou chimiques, la manière dont elles sont entrelacées, les techniques de teinture, l'interaction entre la politique et la mode, le poids du textile dans l'économie mondiale, ce monde est  passionnant. 

Le printemps nouveau est arrivé, passées les gelées de mi-mai. C'est pour moi l'occasion de renouveler mes vœux les plus sincères en donnant la parole à mon héritage textile familial et aux étoffes que j'ai découvertes et collectionnées au cours de mes tribulations aux "quatre coins" de notre planète.  

 Si "Mémoires de tissus" et "la diététique vestimentaire" n'ont, pas encore, trouvé le chemin qui mène aux maisons d'édition, j'espère que "profession schmatologue globe-trotteuse" saura trouver la bonne route. A vous de juger.



PROFESSION ? SCHMATOLOGUE GLOBE-TROTTEUSE !!!

Je parcours le monde non pour collectionner mais pour écouter, toucher, découvrir et tenter de comprendre le langage des étoffes.

je ne cherche pas l'exceptionnel mais plutôt l'authentique qui se niche souvent dans les tissus et les costumes traditionnels ou les vêtements du quotidien.

Je tisse des liens avec des ikats, des batistes ou des madras là où d'autres ne voient que des tissus, des couleurs et des motifs.

J'essaie modestement de sauver le souvenir des étoffes qui disparaissent inexorablement, emportant avec elles le souvenir des gestes ancestraux.

J'aime les étoffes chargées de souvenirs, marquées par le temps et décolorées par l'usure, mais j'aime aussi les étoffes neuves dotées d'une identité culturelle.                                                                        

De mes voyages aux pays des étoffes, je reviens avec un métrage, une coupe, un vêtement, un échantillon mais surtout, je reviens avec des émotions : le geste précis d'une tisserande qui lance sa navette, la sensation fugace du frôlement rugueux d'une toile de lin brut, je mémorise  la couleur encore indécise qui oscille entre le vert et le bleu d'une cuve d'indigo. Mieux que les photos, ce sont les émotions qui subliment une étoffe.

J'ai une pensée émue pour les tissus qui sont exposés dans les musées  parce que, s'ils ont cette place, c'est qu'ils sont désormais classés dans les archives. Moi, je les déniche chez les antiquaires, je les trouve sur les marchés, je les découvre dans les ateliers où l'on tisse encore à la main. Je les achète au hasard des rencontres et je les rapporte dans mes valises ou dans mes souvenirs pour vous les présenter.

Je sais les reconnaitre à leur silence, à leur texture, à leur façon de réfléchir la lumière et aux histoires qu'ils me racontent.  

D'un pays à l'autre, d'un continent à l'autre le sens des mots varie, le vocabulaire textile se fragmente et, à la fin de chaque voyage, je reviens avec dans ma hotte une quantité de noms, de mots nouveaux et de tissus qui vont devenir mes amis. Jadis, je partageais mes découvertes avec les clients du magasin De Gilles Tissus ; aujourd'hui, c'est sur les pages de ce blog que je couche mes découvertes et mes impressions.

Chaque découverte porte en elle la possibilité d'une disparition, et c'est ainsi que le souvenir des tissus du monde d'avant sera, je l'espère, dans un avenir proche, le thème central d'une grande exposition.

Je suis une schmatologue globe-trotteuse qui s'évertue à décrypter le langage des étoffes et à partager les résultats avec les “textiles addicts" qui sont de plus en plus nombreux à me lire. suivre ce blog.

dimanche 5 avril 2026

VISCOSE VERSUS RAYONNE

 Aujourd'hui en France on trouve encore  de nombreux articles textiles étiquetés "rayonne" et pourtant... 

Remontons le temps : les premières fibres artificielles à base de cellulose  furent fabriquées par l'homme au XIXe siècle, elles ressemblaient à la soie par leur brillance et pour cette raison elles furent commercialisées sous l'appellation "soie artificielle"

Les soyeux français  furent inquiets de la concurrence "déloyale"de la dénomination commerciale de  cette nouvelle fibre. Leur argumentation était recevable : la laine n'est pas du coton, le lin n'est pas du chanvre, la soie artificielles n'est pas de la soie naturelle. C'est ainsi qu' une loi fut promulguée le 8 juillet 1934 interdisant l'utilisation du terme " soie artificielle " pour les tissus en fibres cellulosiques. Le mot  rayonne fut choisi, imitant  les USA qui eux n'avaient jamais osé mélanger la soie naturelle et la soie artificielle préférant  le mot "rayon" pour ces fibres probablement par métonymie  rayons du soleil   et l'aspect brillant des tissus.

Si cette dénomination persiste encore  dans de nombreux pays, en France un  arrêté ministériel en date du 28 mars 1973 précise que pendant un délai de cinq ans à compter du 29 juillet 1971 la fibre viscose peut être dénommée "rayonne" accompagnée ou non du mot viscose, ensuite officiellement les  fibres d'origine cellulosique seront dénommées : viscose, cupro, triacétate ou enocre acétate. Par conséquent on ne peut que  constater que soit la loi n'est pas appliquée.


Etiquette trouvée sur un vêtement dans les rayons des Galeries Lafayette  il y a deux semaines dans un centre commercial à Honfleur.  La recette de cet article  se lit donc ainsi de polyester majoritairement,  d'une dose  de "viscose" et d'un soupçon d'élasthanne
 

Pourquoi ce post? Parce que la simple information "rayonne" n'est pas suffisante pour connaître la nature de la fibre majoritaire d'un article.

 S'agit il de viscose de bambou, de hêtre, d'acétate, de triacétate ? Les qualités et les défauts de chacune des ces fibres diffèrent. Le consommateur  logiquement devrait être averti de la composition exacte du produit comme au  Canada ou la réglementation est stricte sur ce sujet



 
Des fibres artificielles la viscose est la plus courante, mais toutes résultent de la transformation chimique de substances naturelles ( hêtre ou bambou...etc) et de fait elles se différencient ainsi des fibres synthétiques
qui  elles sont obtenues par la transformation chimique d'une matière qui n'existe pas sous forme de fibres dans la nature.
     
Le but de cette loi ou plutôt les buts sont de toute évidence en faveur du consommateur qui à une information fiable et uniforme dans les pays de UE.
La modification de la dénommination devrait si elle était respecter éviter les pratiques commerciales trompeuses ou trop vagues et grace à une indication claire   de faciliter la comparaison entre les articles textiles


samedi 4 avril 2026

LE PARIS DE MON ENFANCE ( ANNEES 60 )

 Voici une de mes dernières trouvailles : une coupe de crêpe de soie,  imprimée par Sache pour la maison Molyneux, qui fut dirigé en 1950 par Jacque Griffe.( 1909-1996) Ce tissu en noir et blanc date probablement des années 60, et c'est avec une certaine nostalgie que je vous dévoile ce petit trésor.


 Ces dessins présentent un florilège du Paris des années 60.On y trouve pêle- mêle  la maison Molyneux  installée 14 rue Royale, et des lieux incontournables pour un authentique touriste comme  le Moulin Rouge,  Montmartre, la place Vendôme où Sache avait son bureau, et  des scènes de la vie quotidienne   parisienne comme  "les marchandes de 4 saisons", des agents de police avec képi, cape et vélo  surnommés les hirondelles
 , des bouquinistes, "la deudeuche" ...   


le Moulin Rouge



La marchande de 4 saisons, le sacré cœur...

"LES HIRONDELLES"




mercredi 18 mars 2026

CONSTRUIRE SON MUSEE IMAGINAIRE DES ETOFFES AVEC DES SOUVENIRS


Célèbres ou inconnus, professionnels ou amateurs, que vous soyez il ou que vous soyez elle, que vous frôliez la vingtaine ou que vous caressiez la soixantaine, vous consultez ces pages parce vous avez tous en commun l'amour des étoffes.

Entrez dans ce monde textile qui tapisse les chemins de notre quotidien du lange au linceul.
Pourquoi ne pas vous laissez aller à parler chiffon sans pudeur aucune, pourquoi ne pas stimuler votre mémoire pour y extraire vos souvenirs textiles et surtout pourquoi ne pas les partager ? Un nom, une couleur, une forme, une matière, un motif, et voila que tout à coup surgissent des évènements, des lieux, des vêtements, enfouis au plus profond de votre mémoire. Reviennent alors des sentiments de haine, d'angoisse ou de bonheur liés à un vêtement, à un tissu, à une couleur... Essayez, c'est étonnant !

Nous avons tous à un moment ou à un autre été séduit, surpris, décontenancé, trahit, subjugué, énamouré par un tissu... Mais lequel ? Telle est l'objectif de cet exercice dont vous êtes le héros.

Véritable chasse au trésor qui vous entraine dans le grenier aux souvenirs. Ouvrez grand cette malle et laissez échapper les sensations, les émotions qui s'y trouvent.

Si vous le voulez bien embarquons sur ces flots de mousseline, franchissons ensemble d'un pas alerte les kilomètres de lin, escaladons les pentes abruptes d'une montagne de laine bouillie, promenons nous à travers la lande irlandaise recouverte de tweed, puis je vous laisse vous blottir nous entre les draps de satin pour faire de beaux rêves soyeux

Devenez le héros de votre histoire textile. Faites de cet exercice une fête des sens. Les sensations olfactives, tactiles, visuelles, auditives et gustatives engendrées par les étoffes sont bien réelles. Selon votre personnalité c'est l'un ou l'autre sens qui sera émoustillé et qui prendra le pas sur les autres et sublimant l'étoffe ou le vêtement.
Le toucher
Pensez à la douceur d'un satin de soie dans le creux de votre main, imaginez que la caresse d'un velours peut déclencher une réaction épidermique chez certaines personnes, n'oubliez pas la rudesse d'un authentique Harris Tweed qui écorche les peaux délicates mais avec une telle noblesse qu'on peut lui pardonner.
Et pour vous?
La vue
Le reflet métallique du soleil sur les plis cassants d'un taffetas, la douceur de la lumière qui effleure la surface d'un velours ras, l'éclat indicible d'un cachemire, la transparence d'un coton huilé, et l'opacité d'un organza double.
Et pour vous?

L'ouïe
Il y a l'ineffable frou-frou d'une robe en taffetas de soie qui vous frôle, ule doux roulis d'un crêpe satin qui vous fait un corps de déesse, le cri d'une goutte d'eau qui tombe sur l'épaule une veste en Barbour, qu'il est surprenant ce grésillement de la laine qui se consume, un rien agaçant le crissement d'un imperméable en nylon que l'on plie pour le faire entrer dans le sac à dos, je n'oublie pas le délicieux chuchotement qui me berce lorsque je pose ma tête sur la taie d'oreiller en lin lavé, mais que serait mon musée si en tant que synesthète je n'avais pas ouïe cette mélodie qui s'échappe de mon dressing pour venir se blottir au creux de mon oreille!!!
Et pour vous?
L'odorat
L'odeur inoubliable du doudou qui calmait mes angoisses nocturnes, la flagrance de ce pull en laine, qui après une averse imprévue est devenu lourd et odorant, des effluves perçues comme désagréables ou agréables et là je laisse cela à l'appréciation de chacun.
Le fait est que l'odorat soit un instrument essentiel pour reconnaître une fibre. Un morceau de laine qui brûle dégage une odeur de corne brûlée, si vous approchez un morceau de nylon près d'une flamme celui ci se recroqueville et une odeur de céleri va emplir vos narines...
Et pour vous?
Le goût
C'est aussi le goût du risque, car il est inhabituel de juger un tissu à sa saveur et pourtant la saveur sucrée d'un lin et l'apprêt d'un polyester permettent la distinction, ce n'est pas un festin mais c'est intéressant. A vous de jouer!

Rien ne peut remplace les fibres bibliques, les fibres qui les imitent, ni les tissus qui nous vêtent, nous habillent ou nous fringuent. Le monde du textile est un vaste champ d'investigations pour les passionnés et les curieux de la nature humaine et de la mode. Après ces expériences vous devriez trouver votre tissu de référence, celui qui vous "colle à la peau" celui dont vous ne vous lasserez jamais, celui qui surgit de votre mémoire tel un pantin qui sort de sa boite, celui là gardez le précieusement dans votre album de souvenirs. Le mien? Il me faudrait bien plus qu'un post pour vous le décrire!!!!

mardi 27 janvier 2026

UNE SYMPHONIE TEXTILE

 J'ai récemment découvert que ma  passion  pour   les étoffes était bien plus complexe que je ne l'imaginais

  Après  la fermeture de De Gilles tissus, la création du  blog degillestissus blogspot.com. et ma participation durant quelques années au blog d'Etoffe.com  j'ai pris conscience d'un phénomène que je n'avais pas soupçonné jusqu'à aujourd'hui, la synesthésie,  autrement dit un mélange des sens, une association additionnelle arbitraire  neuronal! Du gre syn = avec ou union et aesthesis = sensation

Généralement les personnes atteinte de ce phénomène  associent des couleurs et des lettres de l'alphabet, ou encore des sons et des couleurs mais pour moi les sons émis par les instruments de musique sont associés à  des tissus, plus encore, ce sont les étoffes qui mênent le jeu, puisque que chacune me suggere un rapprochement avec  le son émis par instrument de musique! Un exemple? La texture particuliere d'un tweed se traduit pour moi en sons ceux d'une contrebasse, l'aspect lisse et craquant d'un taffetas de soie est associé aux notes d'un violon  ..!  Suis je une exception ?  Peut être allez vous découvrir que vous aussi faites partie de ce1%  de la population touché par ce phénomène étrange.  Un exemple Kandinsky, lui "voyait "les couleurs dans la musique   et  la   mélodie  devenait  un tableau! 

C'est donc en toute logique que je vous propose dans ce blog mes symphonies textiles