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dimanche 5 avril 2026

VISCOSE VERSUS RAYONNE

 Aujourd'hui en France on trouve encore  de nombreux articles textiles étiquetés "rayonne" et pourtant... 

Remontons le temps : les premières fibres artificielles à base de cellulose  furent fabriquées par l'homme au XIXe siècle, elles ressemblaient à la soie par leur brillance et pour cette raison elles furent commercialisées sous l'appellation "soie artificielle"

Les soyeux français  furent inquiets de la concurrence "déloyale"de la dénomination commerciale de  cette nouvelle fibre. Leur argumentation était recevable : la laine n'est pas du coton, le lin n'est pas du chanvre, la soie artificielles n'est pas de la soie naturelle. C'est ainsi qu' une loi fut promulguée le 8 juillet 1934 interdisant l'utilisation du terme " soie artificielle " pour les tissus en fibres cellulosiques. Le mot  rayonne fut choisi, imitant  les USA qui eux n'avaient jamais osé mélanger la soie naturelle et la soie artificielle préférant  le mot "rayon" pour ces fibres probablement par métonymie  rayons du soleil   et l'aspect brillant des tissus.

Si cette dénomination persiste encore  dans de nombreux pays, en France un  arrêté ministériel en date du 28 mars 1973 précise que pendant un délai de cinq ans à compter du 29 juillet 1971 la fibre viscose peut être dénommée "rayonne" accompagnée ou non du mot viscose, ensuite officiellement les  fibres d'origine cellulosique seront dénommées : viscose, cupro, triacétate ou enocre acétate. Par conséquent on ne peut que  constater que soit la loi n'est pas appliquée.


Etiquette trouvée sur un vêtement dans les rayons des Galeries Lafayette  il y a deux semaines dans un centre commercial à Honfleur.  La recette de cet article  se lit donc ainsi de polyester majoritairement,  d'une dose  de "viscose" et d'un soupçon d'élasthanne
 

Pourquoi ce post? Parce que la simple information "rayonne" n'est pas suffisante pour connaître la nature de la fibre majoritaire d'un article.

 S'agit il de viscose de bambou, de hêtre, d'acétate, de triacétate ? Les qualités et les défauts de chacune des ces fibres diffèrent. Le consommateur  logiquement devrait être averti de la composition exacte du produit comme au  Canada ou la réglementation est stricte sur ce sujet



 
Des fibres artificielles la viscose est la plus courante, mais toutes résultent de la transformation chimique de substances naturelles ( hêtre ou bambou...etc) et de fait elles se différencient ainsi des fibres synthétiques
qui  elles sont obtenues par la transformation chimique d'une matière qui n'existe pas sous forme de fibres dans la nature.
     
Le but de cette loi ou plutôt les buts sont de toute évidence en faveur du consommateur qui à une information fiable et uniforme dans les pays de UE.
La modification de la dénommination devrait si elle était respecter éviter les pratiques commerciales trompeuses ou trop vagues et grace à une indication claire   de faciliter la comparaison entre les articles textiles


samedi 4 avril 2026

LE PARIS DE MON ENFANCE ( ANNEES 60 )

 Voici une de mes dernières trouvailles : une coupe de crêpe de soie,  imprimée par Sache pour la maison Molyneux, qui fut dirigé en 1950 par Jacque Griffe.( 1909-1996) Ce tissu en noir et blanc date probablement des années 60, et c'est avec une certaine nostalgie que je vous dévoile ce petit trésor.


 Ces dessins présentent un florilège du Paris des années 60.On y trouve pêle- mêle  la maison Molyneux  installée 14 rue Royale, et des lieux incontournables pour un authentique touriste comme  le Moulin Rouge,  Montmartre, la place Vendôme où Sache avait son bureau, et  des scènes de la vie quotidienne   parisienne comme  "les marchandes de 4 saisons", des agents de police avec képi, cape et vélo  surnommés les hirondelles
 , des bouquinistes, "la deudeuche" ...   


le Moulin Rouge



La marchande de 4 saisons, le sacré cœur...

"LES HIRONDELLES"




mercredi 18 mars 2026

CONSTRUIRE SON MUSEE IMAGINAIRE DES ETOFFES AVEC DES SOUVENIRS


Célèbres ou inconnus, professionnels ou amateurs, que vous soyez il ou que vous soyez elle, que vous frôliez la vingtaine ou que vous caressiez la soixantaine, vous consultez ces pages parce vous avez tous en commun l'amour des étoffes.

Entrez dans ce monde textile qui tapisse les chemins de notre quotidien du lange au linceul.
Pourquoi ne pas vous laissez aller à parler chiffon sans pudeur aucune, pourquoi ne pas stimuler votre mémoire pour y extraire vos souvenirs textiles et surtout pourquoi ne pas les partager ? Un nom, une couleur, une forme, une matière, un motif, et voila que tout à coup surgissent des évènements, des lieux, des vêtements, enfouis au plus profond de votre mémoire. Reviennent alors des sentiments de haine, d'angoisse ou de bonheur liés à un vêtement, à un tissu, à une couleur... Essayez, c'est étonnant !

Nous avons tous à un moment ou à un autre été séduit, surpris, décontenancé, trahit, subjugué, énamouré par un tissu... Mais lequel ? Telle est l'objectif de cet exercice dont vous êtes le héros.

Véritable chasse au trésor qui vous entraine dans le grenier aux souvenirs. Ouvrez grand cette malle et laissez échapper les sensations, les émotions qui s'y trouvent.

Si vous le voulez bien embarquons sur ces flots de mousseline, franchissons ensemble d'un pas alerte les kilomètres de lin, escaladons les pentes abruptes d'une montagne de laine bouillie, promenons nous à travers la lande irlandaise recouverte de tweed, puis je vous laisse vous blottir nous entre les draps de satin pour faire de beaux rêves soyeux

Devenez le héros de votre histoire textile. Faites de cet exercice une fête des sens. Les sensations olfactives, tactiles, visuelles, auditives et gustatives engendrées par les étoffes sont bien réelles. Selon votre personnalité c'est l'un ou l'autre sens qui sera émoustillé et qui prendra le pas sur les autres et sublimant l'étoffe ou le vêtement.
Le toucher
Pensez à la douceur d'un satin de soie dans le creux de votre main, imaginez que la caresse d'un velours peut déclencher une réaction épidermique chez certaines personnes, n'oubliez pas la rudesse d'un authentique Harris Tweed qui écorche les peaux délicates mais avec une telle noblesse qu'on peut lui pardonner.
Et pour vous?
La vue
Le reflet métallique du soleil sur les plis cassants d'un taffetas, la douceur de la lumière qui effleure la surface d'un velours ras, l'éclat indicible d'un cachemire, la transparence d'un coton huilé, et l'opacité d'un organza double.
Et pour vous?

L'ouïe
Il y a l'ineffable frou-frou d'une robe en taffetas de soie qui vous frôle, ule doux roulis d'un crêpe satin qui vous fait un corps de déesse, le cri d'une goutte d'eau qui tombe sur l'épaule une veste en Barbour, qu'il est surprenant ce grésillement de la laine qui se consume, un rien agaçant le crissement d'un imperméable en nylon que l'on plie pour le faire entrer dans le sac à dos, je n'oublie pas le délicieux chuchotement qui me berce lorsque je pose ma tête sur la taie d'oreiller en lin lavé, mais que serait mon musée si en tant que synesthète je n'avais pas ouïe cette mélodie qui s'échappe de mon dressing pour venir se blottir au creux de mon oreille!!!
Et pour vous?
L'odorat
L'odeur inoubliable du doudou qui calmait mes angoisses nocturnes, la flagrance de ce pull en laine, qui après une averse imprévue est devenu lourd et odorant, des effluves perçues comme désagréables ou agréables et là je laisse cela à l'appréciation de chacun.
Le fait est que l'odorat soit un instrument essentiel pour reconnaître une fibre. Un morceau de laine qui brûle dégage une odeur de corne brûlée, si vous approchez un morceau de nylon près d'une flamme celui ci se recroqueville et une odeur de céleri va emplir vos narines...
Et pour vous?
Le goût
C'est aussi le goût du risque, car il est inhabituel de juger un tissu à sa saveur et pourtant la saveur sucrée d'un lin et l'apprêt d'un polyester permettent la distinction, ce n'est pas un festin mais c'est intéressant. A vous de jouer!

Rien ne peut remplace les fibres bibliques, les fibres qui les imitent, ni les tissus qui nous vêtent, nous habillent ou nous fringuent. Le monde du textile est un vaste champ d'investigations pour les passionnés et les curieux de la nature humaine et de la mode. Après ces expériences vous devriez trouver votre tissu de référence, celui qui vous "colle à la peau" celui dont vous ne vous lasserez jamais, celui qui surgit de votre mémoire tel un pantin qui sort de sa boite, celui là gardez le précieusement dans votre album de souvenirs. Le mien? Il me faudrait bien plus qu'un post pour vous le décrire!!!!

mardi 27 janvier 2026

UNE SYMPHONIE TEXTILE

 J'ai récemment découvert que ma  passion  pour   les étoffes était bien plus complexe que je ne l'imaginais

  Après  la fermeture de De Gilles tissus, la création du  blog degillestissus blogspot.com. et ma participation durant quelques années au blog d'Etoffe.com  j'ai pris conscience d'un phénomène que je n'avais pas soupçonné jusqu'à aujourd'hui, la synesthésie,  autrement dit un mélange des sens, une association additionnelle arbitraire  neuronal! Du gre syn = avec ou union et aesthesis = sensation

Généralement les personnes atteinte de ce phénomène  associent des couleurs et des lettres de l'alphabet, ou encore des sons et des couleurs mais pour moi les sons émis par les instruments de musique sont associés à  des tissus, plus encore, ce sont les étoffes qui mênent le jeu, puisque que chacune me suggere un rapprochement avec  le son émis par instrument de musique! Un exemple? La texture particuliere d'un tweed se traduit pour moi en sons ceux d'une contrebasse, l'aspect lisse et craquant d'un taffetas de soie est associé aux notes d'un violon  ..!  Suis je une exception ?  Peut être allez vous découvrir que vous aussi faites partie de ce1%  de la population touché par ce phénomène étrange.  Un exemple Kandinsky, lui "voyait "les couleurs dans la musique   et  la   mélodie  devenait  un tableau! 

C'est donc en toute logique que je vous propose dans ce blog mes symphonies textiles 

lundi 1 septembre 2025

ALEXANDRE SACHE (1902-1981) : TEXTILE DESIGNER



Ce siècle avait deux ans lorsque naquit Alexandre Sache mon grand oncle. Il fut un acteur muet de la grande époque de la Haute Couture. Entre 1930 et 1973, ses foulards et ses tissus imprimés ont été présents dans la plupart des collections de Schiaparelli à Dior, de Givenchy à Balenciaga en passant par Saint Laurent.

Son entourage familial fut sans doute propice au mode d’expression de ce créatif inspiré. Artiste il fut entouré d’artistes : un frère peintre : Gabriel Spat, un autre sculpteur : Numa Patlagean, et aujourd’hui un petit fils, Jean-Jérôme, pianiste.L’art fait décidément partie de cette famille.

Monsieur Sache, comme l’appelaient ses employés et ses clients, fit ses études de chimie à l’école polytechnique de Lausanne, avant d'intégrer l’université de Genève. tout en suivant des cours de dessin. Ceci explique non seulement la diversité de ses activités mais aussi le haut niveau de qualité de son œuvre.

Il puisait son inspiration dans ses souvenirs autant que dans son quotidien. Un rien, une rencontre, un paysage, un griffonnage, une parole qui aurait été sans importance pour quiconque pouvait lui inspirer un sujet de collection.
Ainsi il reproduisait sur les panneaux de twill les fleurs qui poussaient dans son jardin de la vallée de Chevreuse, la végétation luxuriante et le bleu azur de la mer dans la région d’Antibes, ou la vue de la place Vendôme depuis la fenêtre de son bureau.

Alexandre Sache eut de mulltiples occasions d’exercer ses talents. Il fut tour à tour :
- caricaturiste : pour des journaux des années 20 : Bonsoir, le Canard Enchaîné, le Herald Tribune, le Courrier Cinématographique. Il fut notamment l’ami de Louis Delluc.
- illustrateur de nouvelles dans des revues telles que Harper’s Bazar ou Vanity Fair.
- sculpteur : il exécute en 1927 le buste de Charles Lindbergh en 33 heures, course contre la montre, soit le même temps exactement que la durée de la traversée de l’Atlantique par l’aviateur : un exploit partagé.

Il s’intéresse à la mode dès les années 30. Il est considéré comme l’un des pionniers de ce qui allait devenir la création artistique d’imprimés pour la Haute Couture.

Ses imprimés font partie des collections des Maisons Callot, Lucien Lelong, Augusta Bernard, Worth, Redfern, Mainbocher, Patou.

Il rencontre Cristobal Balenciaga avec qui il engagera une longue collaboration, travaille aussi pour Molyneux et Schiaparelli pour qui il dessinera et imprimera le célèbre homard de la robe de la duchesse de Windsor
Le saviez vous ? Il fit pour cela plusieurs propositions à madame Schiaparelli sur des matières différentes ( organza, mousseline de soie! )

En voici un fait partie de ma collection personnelle. Les parties vertes sont les brins de persils qui entourent le motif principal. Protégé par un verre sans reflet, ce
homard orna le mur de mon bureau chez De Gilles Tissus

Après les années sombres de la guerre, la Haute Couture parisienne reprend des couleurs. Les grands couturiers mènent le jeu et Sache travaille avec eux et pour eux : Balenciaga toujours, mais aussi Dior, Saint Laurent, Givenchy, Chanel…

Il papillonne pour Dior, il fleurit les robes de Givenchy, il dessine le fameux homard pour Schiaparelli, il colore les collections de Balenciaga, il crée des imprimés tweed pour Chanel.
Sa réussite réside dans son aptitude à comprendre chacun de ses clients, qu’il s’agisse de Jean Patou de Hubert de Givenchy, ou de Marc Bohan
« C’est à Monsieur Sache que l’on doit cette saison les robes du soir de Dior « griffonnées » de la tête aux pieds. Il avait crayonné quelques traits sur un morceau de papier. Il montra ce projet à Marc Bohan qui trouva cette idée sublime de naturel. Et voilà la naissance d’un imprimé exclusif baptisé Crayonnage. » (in le journal : La Suisse, mars 1974).

Il crée l’atelier Beauclère à Montrouge, dans lequel la couleur ou plutot les couleurs sont les vedettes
puisqu'il ce coloriste émérite créa un service de couleur sur mesure, ce qui fit le bonheur de la duchesse de Windsor qui demanda à la maison Dior un tissu de la même couleur que ses émeraudes!



Puis il ouvre place Vendôme une boutique, Brumaire point de vente de ses carrés de soie imprimés, non loin de la première boutique de Schiaparelli.

Voilà un homme qui officia dans l'ombre des grandes noms de la Haute Couture, il serait temps de lui rendre hommage en pleine lumière 

Novembre 2025 et voilà enfin un article consacrant le travail de Sache dans le grand livre des foulards Dior.

Toute la grammaire de la maison est là, parfois poussée dans d'ultimes retranchements graphiques : les logos (ainsi du logo Miss Dior, à retrouver dans les collections récente de prêt-à-porter), les initiales, le cannage, le D traité en oblique et les fleurs sous toutes leurs formes, à commencer, bien sûr, par le muguet et la rose, mais aussi du lilas et des compositions plus abstraites imaginées sous l'ère d'Yves Saint Laurent. Si les créations du célèbre illustrateur René Gruau, l'un des proches collaborateurs de Monsieur Dior, sont bien entendu à l'honneur, on  découvre celles, nombreuses, d'Alexandre Sache (1902-1981), designer textile injustement méconnu qui oeuvra aussi pour  Balenciaga et Schiaparelli.

mercredi 26 mars 2025

LA NEPHILA MADAGASCARIENSIS OU LE FIL D'OR DE MADAGASCAR

 filLa Soie d'Araignée de Madagascar : L'étoffe du futur ou un fil trop fragile ?

Si la soie classique — celle du ver — évoque la douceur et le luxe, sa cousine arachnide, elle, relève presque de la science-fiction. La soie d'araignée de Madagascar est l'une des matières naturelles les plus rares et fascinantes au monde. Alors, fil d'or ou fil d'illusions ?  

Un fil hors du commun

Contrairement à son homologue produit par le ver à soie, la soie d'araignée est l'œuvre de la Néphile dorée (Nephila madagascariensis), une araignée tropicale dont le talent de fileuse ferait rougir les plus grands artisans. Sa soie se distingue par sa couleur naturellement dorée et ses propriétés exceptionnelles : elle est cinq fois plus résistante que l'acier, tout en restant incroyablement légère et extensible. Un textile parfait pour les super-héros, ou presque.



Une histoire de patience (et d'extinction locale)

L'idée d'utiliser la soie d'araignée pour le textile ne date pas d'hier. Un des premiers à s'y essayer fut le prêtre français Jacob Paul Camboué, missionnaire à Madagascar à la fin du XIXe siècle. Fasciné par cette fibre unique, il entreprit un projet titanesque : récolter la soie de dizaines de milliers d'araignées pour confectionner un tissu destiné à être exposé à la grande Exposition universelle de Paris en 1900. Hélas, l'entreprise fut si ambitieuse qu'elle entraîna une quasi-disparition locale de l'espèce, tant le prélèvement des fils était intensif. Un exploit technique, certes, mais un désastre écologique qui fit entrer cette soie dans la légende... et l'oubli.

Une production époustouflante (et épuisante)

Transformer cette soie en tissu relève de l'exploit. Contrairement au ver à soie, que l'on peut élever par milliers, ces araignées sont  solitaires et même... cannibales. Autant dire que la création d'un textile en soie d'araignée demande une patience digne d'un moine tibétain. En 2009, après huit années de labeur et l'extraction minutieuse du fil de plus d'un million d'araignées, Simon Peers et Nicholas Godley, deux passionnés de textiles rares, ont présenté une cape en soie d'araignée d'un jaune resplendissant. Une pièce unique, digne d'un conte de fées... 

Un futur plein de promesses

Malheureusement, cette soie miraculeuse ne sera pas prête de sitôt à remplacer notre bon vieux coton. Sa production artisanale est démesurément coûteuse et fastidieuse. Cependant, elle fascine les scientifiques et inspire des recherches en biomimétisme : des laboratoires tentent désormais de reproduire artificiellement cette fibre magique, notamment pour des applications médicales ou aéronautiques.





Aujourd'hui il faut se  contenter d'admirer les prouesses techniques de quelques passionnés qui armés de patience parviennent à exploiter artisanalement le fil d'or de ces araignées En ce moment une salle est consacrée à  la néphila  au musée du quai Branly  dans l'exposition "au fil de l'or" c

dimanche 2 mars 2025