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mercredi 9 novembre 2011

Gazar, vous avez dit Gazar, comme c'est bizarre!



GAZAR
Ce mot résonne plus qu'il ne décrit,  ce mot claque  haut et fort, ce mot  claironne son appartenance à la famille des gazes, ce mot est une image qui excite l'imagination. Le gazar est plus qu'une simple étoffe, parce que entre les fils il y a une part de magie.
L'espace  obtenu par un tisssage lâche,  offre une liberté inattendue à ces fibres de soie à peine décreusée.  Le gazar est complexe, de caractère ombrageux et autoritaire,  il ne tient pas en place, il cache son jeu,  il est malléable et indocile, il est volumineux et plat, il est là où on ne l'attend pas, il  force l'imaginaire, il magnifie les réalisations . Si c'est un conte de fée pour l'oeil c'est un enfer pour les couturières mais le résultat est époustouflant.


Le gazar fut porté sur les fonts baptismaux en 1958, par deux célébrités du monde de la mode : Gustave Zumsteg créateur de tissus  pour la société textile Abraham et Cristobal Balenciaga. 
Ce tissu largement utilisé par le couturier, est devenu une star  lorsqu'il fut choisit pour la création d'une robe de mariée en 1967. Modèle simplement simple, aux lignes limpides, courbes et épurées, . C'est tout le talent de Balenciaga qui à utilisé tout le potentiel du gazar. Cette  tenue eut été impossible à confectionner avec une étoffe plus souple.  
Le gazar se sculpte plus qu'il ne se coud, il permet de créer des volumes, des vêtements en 3 D tout en douceur et rondeur.

Le gazar est une idole que l'on venère et  que l'on ose à peine utiliser de peur de la maltraiter.
Novices s'abstenir de  travailler ce garnement. Il glisse, il resiste, il fait le dos rond mais quelle élégance lorsqu'il se fait volant, col, poignets, manteau...

Le gazar est un tissu qui  appartient à l'univers de la Haute Couture. Il règne sans partage sur un luxe invisible. Sobre et  élégant il est utilisé avec parcimonie par les grands noms de la haute couture.
J'aime son aspect  débonnaire, son toucher craquant, sa fausse humilité, sa nervosité. Il me facine par sa prise de pouvoir  et sa manièire d'occuper l'espace  mais il m'effraie lorsque je dois couper un métrage.

Le gazar gagne à etre découvert, et j'espère que ces quelques lignes vous donneront envie de le rencontrer

mercredi 2 novembre 2011

Les tissus aux fils de l'eau ..... n°1

l'eau c'est aussi les vacances
 l'eau est précieuse lorsqu'elle est rare ici dans le sud de Madagascar
 l'eau c'est la vie  : le fleuve Amazone

L'eau  dort dans me fond d'un volcan en Equateur
L'eau, élément vital à la survie de l'homme, l'eau de source, source de bonheur et parfois de guerre car c'est  parfois un produit rare que l'on se dispute. Mais l'eau c'est le bleu de notre planète, l'eau c'est la source de toute vie sur terre. L'eau vive  coule, dévale, déborde, submerge, inonde, purifie,
C'est un trésor que les hommes se partagent et qu'ils doivent  préserver, voir économiser.

En observant d'un peu plus près le monde textile,  on trouvera bien des tissus apparentés de près ou de loin à l'eau. Tentons cette fois ci de décrypter ceux qui s'en approchent le plus




LA MOIRE
  Imaginez l'eau tranquille d'un lac de haute montagne, pas le moindre mouvement, on pourrait  se mirer dans cette surface lisse, douce, sombre et puis d'un seul coup, l'image se brouille, quelqu'un à jeter un caillou, et les ricochets provoquent une série d'ondes. C'est l'écho du mouvement qui résonne à l'infini sur la surface plane de la moire. La fabrication de ces tissus est aujourd'hui abandonnée car  les machines qui souvent datent du 19e siècle ne sont plus opérationnelles, et puis par les clients pour qui cette étoffe  est obsolète. Trop vue dans les  costumes des films d'époque, trop de souvenir d'intérieurs richement décorés de moire, sur les murs, les sièges, les fenêtres. Attendons quelques décennies, espérons que le matériel tiendra jusque là et nous reverrons la demande augmenter.
Et pourtant voici un tissu qui vit, qui bouge, qui gesticule, il ne lui manque que la parole. Avec les rayons du soleil, avec la flamme vacillante des bougies d'ambiance, avec la lumière tamisée des ampoules basse consommation, vous aurez une ambiance différente à chaque heure du jour et du soir. Ce tissu c'est de l'eau au mètre carré, la moire qu'elle soit musique, galoche, anglaise, française est enjouée, tantôt sage comme l'eau d'une flaque, tantôt rugissante comme la mer un jour de gros temps.
Le plus curieux avec ce tissu c'est qu'il est absolument allergique à l'eau. Une éclaboussure, un peu d'eau renversée sur cette surface ondée, et hop tout disparaît, plus rien, de l'eau trouble on revient au lac calme, au tissu vierge de toute trace de décoration.
Coup double : un ikat moiré






LE CIRÉ JAUNE


Que d'eau, que d'eau dit le maréchal de Mac Mahon devant l'ampleur de la crue de la Garonne en 1875... Que d'eau que d'eau pourrait aussi crier ce tissu que les marins ont mis à l'honneur en en faisant leur ciré. Ciré jaune indémodable, toile enduite, qui ne donne aucune chance aux gouttes d'eau qui glissent sur elle... Il est des étoffes dont le simple nom évoque la pluie, la tempête, la pêche aux coquillage sur les plages de la manche par gros temps et grandes marées. C'est le cas du ciré.


                                                                                                                à suivre









Les tissus aux fils de l'eau n°2


LE VELOURS DE SOIE

Il n'est pas copain avec l'eau,  il ne sont pas compatibles, et pourtant  le velours lorsqu'il est en soie, le poil couché, brillant, presque humide, prête à confusion. Visuellement on le dirait mouillé, tactilement il est franchement sec, mais il coule entre nos doigts ce métrage de tissu, il glisse sous l'aiguille de la machine, les rouleaux ne tiennent pas en place, il dégouline Ne dit on pas de lui qu'il est fluide? Comme la vague d'Hokusai, le velours de soie vous enveloppera, il se drapera sur vos épaules, il vous fera une silhouette de rêve, il vous fera princesse, et pourquoi pas reine. Il incite à la rêverie, c'est une étoffe pour les poissons, le signe du zodiaque le plus aquatique...

LE CHINTZ
Ne nous arrêtons pas en si bon chemin, parce qu'il est pavé de bien d'autres textiles.
Qui n'a pas assisté à une représentation théâtrale où l'eau jouait un rôle,. Les personnages prenant une barque pour traverser une rivière, la mer rouge s'ouvrant pour laisser passer Moise, l' héroïne s'éloignant du rivage, seule dans une eau sinistrement grise Les vannes ne pouvant généralement pas inonder la scène le metteur en scène à recours le plus souvent à un artifice, qui à moindre frais offre une mer plus ou moins calmée : il suffit de prendre un léger tissu glacé, bleu acier, bleu des mers du sud, vert de la mer du nord, gris blanc d'écume et le secouer. Des comédiens ou des techniciens  les uns cotés cour et les autres coté jardin s'activent pour  le faire frissonner, onduler, ou bien lui donner l'aspect lisse d'un miroir. Ce chintz nous vient d'Angleterre, avec un petit air vieillot, il fleurit les canapés des charmants cottages d'outre- manche... Mais il n'est pas utilisé à sa juste valeur. Il est délaissé au profit de tissu plus modernes, moins connoté d'une autre époque. Son aspect lisse et brillant  peut être obtenu par calandrage , l'apprêt dans ce cas la brillance n'est pas permanente contrairement au tissu dont l'apprêt synthétique est inaltérable.


Il existe des étoffes que l'on peut associer  à l'eau  par association :
- une maille polyamide/elasthanne brillante et extensible nous renvoie à l'image d'un maillot de bain. 
-un tissu beige, quadrillé en rouge, noir et blanc, c'est immanquablement un Burberry, et son célèbre trench, donc anglais, donc pluie, donc eau.
Pour les plus âgées, enfin pas trop non plus, un polyamide  luisant, bleu marine, rouge ou vert, rappelle probablement cet accessoire indispensable à toute ballades à la campagne, à la montagne ou à la mer : le Kway, qui s'attachait autour de la taille ou à la bretelle du sac à dos...


Je me suis jetée à l'eau pour vous prouver que tout est possible. L'eau et le tissu c'est une histoire sans paroles dont le héros peut être chacun d'entre vous.


Les tissus de l'air suite et fin


La mousseline de soie
Un autre tissu aérien, sans doute plus sophistiqué que le précédant : la mousseline de soie. Tissu ambigu car lourd et léger, transparent et opaque, fragile et solide, simple et complexe, en apparence sans prétentions et pourtant luxueux. La mousseline est une étoffe docile qui ne cherche pas à s'échapper, à glisser, à fuir, elle tient dans le creux de la main, avec un poids plume, presque irréel. Ses multiples facettes en font un tissu très présent dans l'univers de la mode. Utile lorsqu'elle réchauffe le coup avec élégance, sensuelle lorsqu'elle se fait sous-vêtement, un rien coquine quand elle se transforme en déshabillé, pudique si elle habille un décolleté. Impalpable, cette soie est une acrobate de tout premier ordre, admirez la, tournoyer dans les airs avant de retomber dans le silence absolu de la terre ferme, même pas un faux plis, toujours impeccable et même pas mal.

La toile de spi
Un petit troisième pour le plaisir?  La toile de spi ou encore nommée toile de parachute. Ce tissu est magnifié dès qu'il ne touche plus terre, il prend ses aises, il s'enfle, gonfle  mais n'éclate pas.  Autrefois, cette soie imperméable ne laissant pas passer l'air permettait aux parachutistes de freiner leur chute, voire de planer dans les airs. Aujourd'hui remplacée par le polyamide (Nylon), ce tissu permet de fabriquer de magnifiques cerfs volants et de solides voiles de bâteaux.


L'organza
Pour finir, je ne résiste pas au plaisir de vous présenter le prince des tissus : l'organza.
Matière rare dans le prêt-à-porter, utilisée avec parcimonie dans la haute couture, difficile à travailler car il n'accepte pas le repentir. L'organza prend du volume, il emprisonne l'air dans ses plis. Il bouge avec brutalité et s'étale comme une nappe de brouillard, sans bruit, dans un souffle fantomatique. L'organza est indomptable, incontrôlable sur terre, mais il se révèle merveilleux en apesanteur. Il lui faut de l'espace pour exprimer sa beauté. Impossible de le contenir, il explose comme un pantin dès que l'on ouvre la boite.


                                                                                                                           


dimanche 30 octobre 2011

Les tissus de l'air


Quoi de plus naturel, de plus abstrait, de plus léger, de plus transparent, de plus invisible que l'air ? Mais quoi de plus essentiel que l'air?
Nous sommes capables de détecter avec nos sens toute les subtilités que véhicule l'air. L'air possède une jolie garde robe d'arômes qu'il nous distille au gré des saisons, tout comme nous avons une garde robe saisonnière. N'avez-vous jamais constaté que l'air d'automne sent la mousse, les champignons ; il nous met en appétit, l'air d'hiver est vif, frais, cinglant, il rougit nos joues et gêle nos mains. Curieusement, on sent sa présence sur notre peau, mais on ne  le sent pas car le froid le rend inodore, l'air du printemps délicieusement réchauffé par les doux rayons du soleil titille nos narines avec dans son sillon un léger parfum d'herbe fraîchement coupée. L'air de l'été, mine ne rien, l'air de ne pas y toucher,  disperse à tous vents les fragrances des fleurs qui égaient nos villes, nos balcons, nos ronds points, nos campagnes... Dans les villes, malheureusement, on le sent tout le temps, il est présent, trop présent car vicié par la pollution. Toutes les saisons ont des couleurs et des ôdeurs, notre vestiaire aussi.

 Cependant, bien que l'homme empoisonne tous les jours un peu plus ce cadeau de la nature, tout en ayant de cesse de le conserver intact,  inodore, insipide, impalpable, comme au premier jour de la création.

Mais, comme le pire n'est jamais certain, je sais qu'il existe encore des lieux d'une pureté primaire. J'en ai découvert deux :
Le premier est  au Pérou. Sur les bords du lac Titicaca situé à 3600 m d'altitude, j'ai eu l'impression  que le ciel était à portée de main, rien entre les étoiles et le bout de mes doigts sinon un espace vide et incroyablement transparent. Un air limpide, oui limpide. C'est l'œil qui perçoit cette pureté.
Le second est en Afrique du sud sur la pointe extrême sud, à l'extrémité du continent africain, à portée de vue du "cap de bonne espérance”.  Après, plus rien ; que l'eau, l'eau et les glaciers très loin encore, le pôle sud. A cet endroit précis j'ai senti l'air, l'air pur, l'air qu'aucun autre humain n'avait respiré, l'air qu'aucun humain n'avait pollué. Il venait directement des glaciers du sud. Je l'ai senti et non ressenti. J'en emplit mes poumons à en éclater, j'ai inspiré comme jamais, à vouloir prendre des réserves pour l'année.... Une ôdeur de frais, de délicieusement naturel avec un soupçon de je ne sais quoi de particulier, difficile à cerner et encore plus difficile à décrire. Peut être quelque chose qui dépasse la dimension humaine, l'espace infini.

Et les tissus dans tout cela me direz-vous? J'y viens. En les côtoyant quotidiennement, j'ai constaté qu'il existait des correspondances entre les étoffes et les forces naturelles qui nous entourent, ces quatre éléments essentiels sans lesquels la terre ne serait pas notre planète bleue : l'air, le feu, la terre et l'eau.
Les philosophes grecs sont partis d'une hypothèse selon laquelle tous les matériaux constituant le monde seraient composés de ces quatre éléments ;  donc, les étoffes seraient aussi concernées. Aujourd'hui je vous propose d'associer les tissus et l'air.
 L'air c'est  l'espace,  l'infini,  la pureté. Quels sont les tissus qui correspondent à ces idées ? A priori des étoffes invisibles, claires, légères, immatérielles. Mais des tissus, a postériori très présents et utiles. Comme l'air que nous respirons, ces étoffes ont un rôle à jouer dans notre quotidien. Elles  habillent, protègent, préservent, décorent, embellissent, séduisent, parent, magnifient leur environnement immédiat. Des tissus aériens, transparents, légers, frissonnants, immatériels, les voilà qui bougent au gré du vent, les voici qui font le dos rond lorsqu'ils se remplissent d'air. De l'air, de l'air, de l'air !




LE VOILE
La plus simple des étoffes est la toile. Une toile de coton fine et opaque, voir transparente et c'est le voile. Zénana, zéphyr, linon, baptiste, étamine, quelque soit le nom qu'on lui donne, le voile frissonne au moindre souffle d'air, il habille élégamment nos fenêtres, protège notre peau de rayons ardents du soleil. C'est encore lui qui masque le visage de la jeune mariée,  c'est aussi ce voile qui cache les larmes des veuves. Le voile, comme l'air est un écran imperceptible, invisible mais nécessaire. Il masque, cache, suggère. Il vit en osmose avec l'air qui lui offre un souffle de vie, il aime la nature, il incite au silence, il a la légèreté de l'insouciance, il est libre comme l'air, libre de ses mouvements, de sa gestuelle. En fibres naturelles c'est pour sa simplicité authentique que je l'aime, en fibres chimiques c'est pour ces qualités techniques que je l'adopte.
                                                                                   
                                                                                                                        à suivre




mardi 18 octobre 2011

Vous avez besoin d'un coach shopping ? Alors lisez ces quelques lignes

 Shopping : action de faire des courses, d'aller dans les magasins pour se promener ou faire des achats.
Voilà pour la définition, mais est-ce la réalité ? Y a-t-il toujours l'intention d'acheter ? Non, pas obligatoirement. On revient parfois, et même souvent "bredouille" d'une journée dans les boutiques, mais qu'importe, on recommencera. Que ce soit dans une petite boutique indépendante ou dans un grand magasin les accros du shopping ne seront jamais rassasiées, mais les shoppeuses occasionnelles n'ont pas toujours les bons reflexes, cela s'apprend, l'expérience est riche d'enseignement.
Serions-nous masochistes au  point que nous, femmes, aimions passionnément, attendions impatiemment, idéalisions sans condition, ces instants où tentation ne rime plus avec sérieux mais avec spontanéité, achat plaisir, quelque fois folie. Des achats compulsifs aussitôt regrettés. Un article acheté sans essayage qui finira au fond d'un tiroir. Faisons en sorte que le shopping deviennent une joie, un plaisir, une gourmandise.
Curieusement, cette activité, si l'on peut dire, devrait être unisexe et pourtant elle est spécifiquement féminine. Bien peu d'hommes envisagent le moment du shopping comme un divertissement, c'est trop souvent pour eux un achat nécessaire, impérieux, mais aussi  un rendez vous qu'ils évitent,  repoussent. Ils dégagent en touche, déléguant parfois cette épreuve à une autre personne. Heureusement, ils ont à leur disposition internet et les livraisons à domicile. Les vendeurs et vendeuses préfèrent généralement avoir un client masculin, seul de préférence,  car ils ne s'éternisent pas, leur achat est une nécessité, ils ne considèrent pas le shopping comme un loisir entre copains ; ils demandent l'avis du vendeur et le suivent. Belle vente en perspective car c'est un client sans défense qui se présente.
Une journée de shopping c'est éprouvant, fatiguant et surtout ça se prépare comme on prépare un marathon. Selon que vous serez seule ou  accompagnée, selon que vous prévoyez une matinée, quelques heures, la journée, selon que vous empruntez un transport en commun ou que vous prenez la voiture, selon que vous désirez élargir votre garde robe ou décorer la maison, votre préparation sera différente. Prenons comme exemple un jour de  shopping destiné à remplir votre dressing. Le matin, avant de partir, prévoyez un bon petit déjeuner parce que le déjeuner vous le sauterez peut être. A la rigueur, mettez dans votre sac une barre chocolatée ou quelques amandes pour éviter le coup de barre de 11 heures. Chaussez vous confortablement.  Et si vraiment le temps vous est compté, deux solutions s'offrent à vous pour acheter malin : la vente par correspondance et les grandes surfaces qui vous proposent d'échanger ou de vous rembourser les articles qui ne vous conviennent pas ou si vous n'avez pas eu le temps d'essayer dans la boutique. Mais le plaisir du shopping c'est aussi déambuler dans des quartiers qui regorgent de boutiques, de magasins, de stands, de corners. C'est peut-être encore dans ce type de boutique que  vous pouvez recevoir des conseils judicieux. Le shopping doit être un moment agréable alors, à vous de jouer et de piocher dans les lignes qui suivent quelques éléments destinés à améliorer votre score, pas forcément en nombre mais en qualité.
Faites votre shopping un jour où vous vous sentez bien, reposée, belle, un jour où vous avez du temps et où vous avez pris le temps de vous coiffer et de vous maquiller. Eventuellement, vous pouvez vous y préparer la veille avant de vous coucher : un bon bain relaxant, petites bougies et musique zen. C'est un extra mais, après tout, "why not" ?
Seule ou accompagnée ? Cela dépend. Soit bien accompagnée par exemple avec une bonne copine,  une vraie, c'est-à-dire quelqu'un de bon conseil, qui vous aime bien, c'est-à-dire sans une arrière pensée de jalousie, qui vous verrait bien dans une robe verte alors que cela ne vous va pas, soit seule. Attention aux journées shopping avec votre fille. Elle sera impitoyable, trop court, trop long, trop serré, trop clair, trop sombre, trop jeune, trop vieux enfin suffisament pour vous passez l'envie d'acheter et de rentrer à la maison non seulement bredouille mais déprimée.
Alors on commence?
Nouvelle saison, envie de neuf, d'autres couleurs, d'autres formes, de suivre la mode au moins avec un article ou deux. Mais sachez qu'en aucun cas c'est le corps qui doit entrer à tout prix dans un vêtement mais le vêtement qui doit s'adapter à vos formes. Il est plus aisé et moins coûteux de faire des retouches sur un vêtement afin qu'il tombe bien que de faire modifier des parties de notre anatomie pour qu'elle corresponde aux lignes d'un vêtement.

Le meilleur choix d'un vêtement courant c'est encore celui qui correspond à votre mode de vie, à votre morphologie. C'est vrai qu'arrivée à un certain âge on se connait un peu, et immédiatement on sait si oui ou non on portera cet article dont la vendeuse vente les mérites. En général, l'argumentaire de vente est  réduit à sa plus simple expression : madame c'est la mode, madame c'est l'article que je vends le plus, madame j'adore cet article d'ailleurs ma mère à le même... Soyez armée, partez gagnante lors de votre journée shopping.
Le shopping est à prendre comme un jeu. On on peut le jouer en solitaire ou en groupe. Magasiner cette expression quebécoise sonne si joliment que je l'ai adoptée depuis longtemps.
Alors à très bientot pour le moment fatidique où l'on se retrouve seule dans la cabine d'essayage face à face avcc notre corps.





jeudi 6 octobre 2011

Sommeil de rêve ou rêve de sommeil avec un makura Yumé?

Makura Yumé, mais qu'est ce donc? Si vous avez la traduction vous avez la solution. Litéralement cela signifie "un oreiller qui fait rêver."Nouveau? Révolutionnaire? Non pas. Les japonais connaissent depuis longtemps les bienfaits et les vertus de ces oreillers rembourrés d'écales de sarrasin.

Pour ma part  c'est une découverte récente.  La première fois que j'ai posé ma tête sur ce coussin ce fut lors de mon voyage au Japon. Les lits  étaient garnis avec  des  "Makura yume", mais l'hotel proposait aussi des oreillers occidentaux pour les touristes qui n'aimaient pas l'aventure... Après quelques rétiscences et une inspection minutieuse à l'intérieur du coussin, j'optais pour ce curieux élément.  Et le résultat fut au delà de ce que j'imaginais : une magnifique réussite.

Le confort est une idée subjective  façonnée par notre culture et nos habitudes. Mais lorsque l'on est contact avec une civilisation  que nous ne connaissons pas, alors  il est nécessaire d'utiliser un vocabulaire différent pour définir ce que l'on ressent. Avec cet oreiller, j'ai vécu une nouvelle expérience et les mots qui  pouraient la définir  sont du bien être, de la relaxation,  voir de la "zénitude".

 En occident le mode de couchage est différents d'un pays à l'autre,  mais  l'influence des anglo-saxons à été très forte ces dernières décennies   puisque nous avons en majorité opté pour la couette qui remplace les édredons, les couvertures et les draps du dessus.  Cependant en France   le sommeil est a été durant des siècles assimilé à l'image du ciel, ne dit on pas un ciel de lit ?
Les lits  devaient être moelleux et spacieux comme le ciel, les couvertures  légères et mousseuses, les  couettes bien pleines  et rebondies comme des nuages... Il y a de la rondeur et de la douceur dans le lit...C'est une tradition qui évolue doucement. Souvenez vous des matelas rembourés de laine dans lesquels on s'enfonçait, des édredons gonflés jusqu'à éclater de plumes qui engloutissaient les corps, les oreillers dodus   dans  les plis desquels   les tête s'enfouissaient pour la nuit.. On dormait sur un nuage, on flottait sur un mille feuilles de matières moelleuses et c'est qui avait pour résultat d'avoir des lits  perchés très hauts avec en prime quelques courbatures ou torticolis au réveil. Le matelas est une pièce, voir la pièce essentielle pour assurer un bon sommeil mais  l'oreiller est trop souvent le parent pauvre de la literie...

En Asie le sommeil est lié à l'image de la terre, plus rude, plus stable. D'ailleurs  on mange assis en tailleur sur le sol, on dort sur des futons, quasiment à même le sol. Les oreillers ont une fonction de repose tête  et malgré leur apparence insolite, ils sont d'un confort inoui. Notre corps retrouve une position plus correcte, avec cet oreiller ergonomique et écologique.  Le poids de  notre corps  cou /nuque / tête est distribué d'une autre manière ; cela pourrait d'abord nous déstabiliser mais c'est génial!. Certains peuvent être dérangés par  le léger bruit des coques qui s'entrechoquent lorsque vous bougez ,   moi ce bruit me berce comme le bruit de la pluie sur le toit... C'est délicieux

Ce n'est pas la forme mais le rembourrage qui différencie le makura yume d'un oreiller traditionnel . Il est constitué de coques de sarrasin  (ce sont les cosses qui protègent les grains de sarrasin) Si elles sont issues de l'agriculture biologique elles sont nettoyées sans l'ajout de produit chimique : simplement chauffées à haute température puis débarassées de toutes traces de poussières ou d'insectes. Soyez attentifs à ces critères, le prix peut être plus élevé mais "ils le valent bien".

A quoi doit on ce confort? Ce type de rembourrage procure un appui passif et stable durant votre repos. L'oreiller n'est pas plein à 100% de sa contenance, il reste de l'espace ce qui permet là la tête de trouver sa bonne position tout doucement sous l'effet de son poids. Chacun peut fabriquer son oreiller à ses mesures. J'ai retiré environ 1/4 du rembourrage, mon mari lui beaucoup moins. Le confort est ainsi obtenu par ce "sur mesure". Le makura s'adapte naturellement à nos formes en fonction du poids et du volume de la tête Les muscles du cou sont soutenus et les épaules se détendent... C'est  tout bénéfice pour les cervicales.
L'air circule entre les cosses  et ainsi la température est  régulée et l'oreiller sera quasiment toujours frais.   Les  effets néfastes de la transpiration sont vaincus et ceux  qui transpirent beaucoup trouveront dans ce makura un article très confortable.Une partie de la famille a adopté cet oreiller et l'autre partie à opté pour une autre découverte de voyage l'oreiller en bourre de soie dont je vous parlerai une autre fois. Ceci n'est en aucun cas une publicité pour un article,  c'est simplement un petit trésor que je tenais à vous faire découvrir.
Bonne nuit et faites de beaux rêves!