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mes tissus

mercredi 8 juillet 2020


Longtemps j'ai rêvé devant ma collection de timbres. Mes préférés ? Ceux de Madagascar parce qu'ils représentaient des animaux, des fleurs et des plantes, qui n'existaient pas dans mon quotidien,  j'ai passé beaucoup de temps penchée sur les cartes de mon Atlas en essayant de m'imaginer les habitants de l'Australie qui devraient marcher la tête en bas. Ensuite ces rêves j'ai eu envie de les réaliser, de découvrir les merveilles de notre monde autrement que sur du papier glacé . Et les années passant, j'ai commencé à voyager " pour de vrai, d'abord à pieds, la tête en l'air dans mon extraordinaire ville de Paris,  plus loin avec des moyens de locomotion locaux, en touc-touc au Vietnam, à dos de chameau en Egypte, à cheval en Camargue, en yellow cab à New York...  L'imaginaire exacerbe les passions,  attise la curiosité et je suis comblée par mes découvertes . Dans une coque de noix on peut y voir bien des choses,   un dessin abstrait, une cervelle et ses circonvolutions,  chacun se fait son cinéma, c'est un peu ce que je ressens en manipulant  un simple morceau de tissu, enfin quand je dis simple, rien n'est vraiment simple dans une étoffe et je sais par expérience qu'il y a de quoi alimenter bien des songes juste en tête à tête avec un bout de tissu. Depuis des années je parcours le monde à la découverte de tissus, je rencontre des artisans, des artistes, et d'autres amateurs de matières textiles, la barrière de la langue est vite dépassée, entre passionnés on se comprend. Si ces trésors je les ai partagé avec mes clients de la boutique De  Gilles Tissus pendant trois décennies, aujourd'hui c'est à travers ce blog et le blog d'Etoffe.com que je raconte mes tribulations textiles. Merci de me suivre et de partager ma passion.

lundi 22 juin 2020

ET SI LES PLANTES TEXTILES POUVAIENT RELEVE LE DEFI DE L’ENVIRONNEMENT ?


AGAVES ET Cie
Si le mot agave est emprunté a grec agaué =admirable, on note que ce mot vient du nom propre mythologique Agauê qui  est à l’origine du culte de Dyonisos  dieu du vin  rien d’étonnant lorsque l’on sait que l’agave est le produit de base de la fabrication de boissons alcoolisées

Cette fibre somme toute très banale utilisée pour ses  qualités écologiques dans la décoration contemporaine est issue d’une plante qui pousse à l’état sauvage dans différentes régions du globe proches de l’équateur : Brésil, Mexique, Tanzanie, Keniya : l’agave  semblable à l’aloes en plus rigide, les fibres textiles obtenues sont courtes et une fois filé le fil présente une surface duveteuse.  Les agaves exploitées par l’industrie textile sont 
le sisal, l’hennequin, le crin de tampico, le maguey.

SISAL
 Le mot sisal  est emprunté au petit port du Yucatan au Mexique nommé Sisal,  premier point d’exportation de la plante. Le sisal fut introdIut en Floride par le docteur Perrine en 1836  puis au Bahamas en 1845 par un certain monsieur Nesbit
La plante est reconnaissable à ces feuilles vertes et inermes c’est à dire lisse et sans épines.   

De la feuille à la fibre
La plante est formée d’un faisceau de feuilles raides en lame plus ou moins épaisses à pointes acérées et bordées de piquants droits ou recourbés suivant les espèces.  Ces feuilles   formées d’un tissu celluleux gorgé d’eau acide dans lequel sont noyées des faisceaux de longues fibres que l’on sépare par un battage énergique, ou pour certaines par un broyage systématique qui désagrège la feuille, cette opération est suivie par un lavage.

LE DEFI DU CHANGEMENT CLIMATIQUE RELEVE
Le sisal est la ressource renouvelable par excellence et pourrait aider à relever le défi du changement climatique. Tout au long de son cycle de vie, il absorbe plus de dioxyde de carbone qu’il n’en produit. Au cours de la transformation, il génère principalement des déchets organiques et des résidus de feuilles qui peuvent être utilisés pour produire de la bioénergie et fabriquer des aliments
pour animaux, des engrais et des logements écologiques ; en fin de cycle, il est totalement biodégradable.
Il existe plusieurs type d’agaves, certaines n’intéressent pas l’industrie textile, ce sont soit des plantes décoratives soit des plantes comestibles comme l’agave salmiana dont la sève fermentée produit le pulque boisson alcolisée bien connue au Mexique, ou encore le mescal une eau de vie fort appréciée localement.


AGAVES VERSUS FIBRES SYNTHETIQUES
Si les fibres extraites de l’agave sont naturellement bourrées de qualités, il n’en va pas de même pour les fibres chimiques qui nr possèdent aucune de ces caractéristiques, de surcroît, le sisal réduit l’érosion des sols en raison de ses profondes racines et contribue à une bonne gestion des bassins versants. Planté en haies, il constitue une barrière végétale efficace pour protéger les cultures et les forêts des prédateurs et des intrus.

A SUIVRE


mercredi 10 juin 2020

UN DOSSIER SUR LA SOIE EN PREPARATION

Aux abonnés et aux autres, de passage sur ce blog, sachez que je prépare un dossier très complet sur la soie  avec des échantillons. Des que ce travail sera abouti je vous en informerai. Le dossier sera  disponible non pas sur ce blog mais uniquement sur commande.  Si vous avez des questions n'hésitez pas à les formulez sur le blog ou par mail (degillestissus@free.fr)

dimanche 10 mai 2020

UN JOUR UN TISSU : LE PONGE


Originaire de Chine, puis fabriqué aux Indes et au Japon le pongé ou "pongee" était à l’origine une soie sauvage très fine et souple qui n’arriva sur le marché français qu'au XIXe siècle.
Dès sa commercialisation en Europe, le pongé connaît le succès, c’est même la gloire dans le premier quart du XX e siècle.
Pongé du chinois penchi ou pun - chi = métier à tisser. La spécificité de cette étoffe est son aspect irrégulier, qui donne la fausse 'impression d'un produit « home made », un côté artisanal mis en avant puisque filé et tissé à la main par artisans, tout au moins dans les premières décennies de son existence.
Au début fut le pongé fabriqué avec des fils issus de cocons de vers à soie sauvages et par conséquent irréguliers ; sa rusticité résultant du filage et du tissage manuels de soie tussah font partie de succès
Après le tissage le pongee qui avait l'aspect d'un douppion était rapidement dégommé et blanchi à l'eau bouillante. Le repassage dernière opération apportait un lustre particulier obtenu en "lissant" sa surface.
Les véritables pongés de soie étaient doux, souples, brillants et naturellement coloré d'un joli ton miel.
Le pongé japonais est tissé avec un fil grège en trame et en chaîne.
La demande croissant, la production va s'industrialiser et le pongé va s'adapter à ces nouvelles conditions de fabrication, en se normalisant, gommant ainsi ces petits défauts, son allure bohème chic.
L'accroissement de la production s’accompagne d’une diversification du produit. Ainsi est il difficile de parler d’un pongé mais il serait plus juste d’utiliser le pluriel pour le définir ; les nombreuses qualités de pongé, lourd, épais, fin, très fin, brillant ou mi brillant, souple ou mou, ce multiplicité entraine des imitations qui dénaturent le caractère de cette étoffe.
Aujourd'hui, c'est le nom générique donné à un taffetas de soie plus ou moins léger avec une brillance plus ou moins visible , mais oubliées les irrégularités des fils de soie sauvage, le pongé est lisse,comme la surface d'un lac un jour sans vent. Certaines imitations sont réalisées avec des fibres artificielles.
Selon le poids et les fibres le pongé aura des destinations différentes
Robes, chemisiers et pantalons , sont des articles vendus à des prix très attractifs pour un produit 100% soie. Mais attention dans sa version fine et très légère le pongé ne convient qu’à des vêtements c assez amples, dans découpes compliquées, il sera alors du meilleur effet étant donné l’étendu de sa gamme de couleurs. Employé pour la confection d'un vêtement structuré il doit être soutenu par un entoilage, et dans ce cas il perd de sa spontanéité, de sa liberté. Les coutures doubles sont préconisées afin de consolider l’ensemble du vêtement.. Rien n’est plus désagréable que d’avoir des coutures qui lâchent lamentablement aux niveaux des points de traction. Travailler un pongé n’est pas contrairement aux apparences un cadeau pour les débutants, il est plutôt conseillé aux couturiers (eres) avertis(es).
En doublures pour des vêtements haut de gamme, bien que pour des raisons économiques il soit souvent remplacé par du Bemberg®
En ameublement, il peut être utilisé comme rideau, dans des couleurs claires mais c'est un tissu plat, et fin, qui réclame de l’ampleur ce qui nécessite dans ce cas de grands métrages A conseiller pour couvrir des coussins, ou juponner une petite table.

Ceci dit, le pongé est une soie, aujourd’hui une soie naturelle, agréable au toucher et plus solide que son apparence fragile peut le laisser supposer, à condition que la qualité choisie soit en rapport avec son utilisation.
Alors habillez votre maison de soie, couvrez vous de soie, la soie à profusion à prix tout à fait abordable c’est un cadeau que l’on se fait. Après ces jours de confinement, découvrez que le luxe n’est pas forcement ostentatoire Le pongé, un oublié dans le monde de la soie, mérité d’être découvert ou redécouvert pour ses vertus : un luxe frugal, un luxe simple et de bon aloi, un luxe version soft, en un mot un luxe sans chichi mais tellement vrai.






mardi 24 mars 2020

COMMENT LES HOMMES DECRYTAIENT LES TISSUS DANS LES ANNEES 50

Confinement oblige, voici un petit exercice qui n'a d'autre but que de vous distraire un moment.
Voici d'après la gazette de Matignon du 11 de mars 1953 un aperçu du langage des tissus vu à travers l'imaginaire des hommes, un musée textile imaginaire en quelque sorte. 
Alpaga : fraîcheur
Mousseline : transparence ,  Mme Tallien
Brocart : la marquise de Pompadour
Nylon : jambes
Cotonnade : aventures à Bali
Organdi : première communion (la fille)
Crêpe : souplesse
Organza : première communion (la mère)
Dentelle : sensualité
Piqué : soleil
Drap : soyons sérieux
Poil de chameau : luxe
Ecossais : bag-pipers
Rayonne : prix abordable
Faille : orgueil
Satin : sex-appeal
Fil à fil : petit homme
Taffetas : frou-frou
Flanelle : flirt matinal
Toile : en Vacances 
Foulard : peau fraîche 
Tricot : abandon
Gabardine : invitation au voyage
Tulle : premier bal
Gaze Aléoutienne : volupté exotique
Tweed : Week end aux champs
Grain de poudre : netteté
Velours : somptuosité
Imprimé : jardins 
Velours côtelé : le pantalon du charpentier
Jersey : les seins
Moire : barcarolle
Lamé  : mille et une nuits

Par curiosité faites ce test autour de vous, il vous réservera des surprises....et puis vous aurez ainsi l'occasion de prendre des nouvelles de vos amis (es) et prenez soin de vous.









vendredi 13 mars 2020

N°3 DECRYPTAGE DES APPRETS TEXTILES N°3



                      

LES TRAITEMENTS ANTI BACTERIENS- ANTI FONGIQUE, LE TRICLOSAN
Le but est d’empêcher les bactéries de se développer sur un support textile. 
Cet apprêt trouve toute son utilité dans le secteur médical : vêtements professionnels et linge en milieu hospitalier. Il est moins impératif pour tout un chacun d’avoir des sous vêtements traités. 
Il y a deux méthodes pour éviter la prolifération des micro organismes et des parasites sur les tissus : la première limite leur développement la seconde les détruit. Un point essentiel : cet apprêt doit résister aux lavages. Les principes actifs contenus dans les bactéricides sont des dérivés d’arsenic, des phénols et autres substances toxiques.
Les textiles antibactériens fabriqués en Europe doivent respecter la directive « biocide 98/8 EC » qui concerne la mise sur le marché européen des molécules biocides. Ces normes ne concernent pas les articles importés. Le « made in E.U.» est alors une sécurité.
Les principes actifs (triclosan perturbateur endocrien avéré, chitosan) sont, soit incorporés aux fibres pendant le filage par pulvérisation, soit appliqués sur la surface textile ou des fils par imprégnation ou par enduction ; cette dernière méthode présente une efficacité limitée par le lavage. 
Les articles les plus soumis à ce traitement sont les collants, les bas, les chaussettes, les slips et culottes ; ils sont étiquetés traitement anti-odeurs, anti transpirant. Les labels fleurissent sanitized®,  actigard®, utilisent un pesticide le acidenzolar-S-méthyl. Sa résistance au lavage laisse à désirer. C’est pour cette raison qu’il s’applique sur les articles comme les matelas ou les oreillers
Des marques comme Bryener ont mis au point des traitements antibactériens à base de produits naturels comme les huiles essentielles. Greenfirst est labélisé Oeko Tex Standard 100. Mis à part pour les traitements labélisés, le nom des substances actives qui détruisent les micro organismes n’est pas mentionné sur les étiquettes, il ferait fuir le consommateur.
Conseil :  en cas de doute, s’abstenir.  Il est préférable de laver ses chaussettes et ses sous-vêtements plus souvent.
Ces apprêts sont cependant d’une grande utilité dans le linge médical et, bien qu’il ne soit pas parfait, il permet de limiter les inconvénients liés aux développement des bactéries en milieu hospitalier.

LES TRAITEMENTS EASY CARE- SCOTCHGUARD –  ANTI TACHE - 
Ce sont des apprêts à base de silicone ou de résines fluorées qui confèrent des qualités hydrophobes qui n’aiment pas l’eau et oléophobes qui n’aiment pas l’huile et autres substances grasses.
Easy Care® = entretien facile.  Les fils sont enduits de silicone et, coucou le Teflon, bien connu pour  ses propriétés anti-adhésives mais beaucoup moins sympathique sous sa véritable identité tétra-fluoroéthylène et ses conséquences néfastes pour la santé.
De la cuisine, il passe à la buanderie. La semelle du fer à repasser ne rencontre plus d’obstacle, elle glisse avec agilité sur la surface des tissus, mais le téflon à encore de la ressource, il est aussi anti tache. Ce traitement s’applique essentiellement sur les fibres cellulosiques : le linge de lit et les chemises.  

Scotchguard® fonction anti-tache. Une barrière est alors mise en place empêchant la pénétration de l’eau ou des produits gras qui restent en surface sans altérer l’aspect du tissu. Il suffit de les éliminer avec une éponge, ou de à l’aide d’un chiffon.
Les tissus d’ameublement sont souvent traités Scotch Guard® ce qui est très appréciable et sans conséquences sur la santé. Un canapé taché, c’est désolant ! Alors oui pour le fauteuil, les rideaux, les coussins ; un tissu anti taches surtout appréciable lorsqu’on a des enfants en bas âge ou des animaux. Mais pour le linge de table, je suis dubitative. 
Ce traitement facilite la vie : on peut renverser du vin sur la nappe, ce n’est pas plus un souci. Dans cette logique, il faudrait manger dans des assiettes en carton pour éviter d’avoir à les nettoyer et, tant qu’on y est, pourquoi faire la cuisine, les plats cuisinés c’est simple et rapide. C’est une question de confort psychique ; autant protéger la table avec une belle toile cirée qui ne se cache pas qu’utiliser la pale imitation d’une toile de lin. Le régime vestimentaire ne s’arrête pas au dressing.


N°2 DECRYPTAGE DES APPRETS TEXTILES

LA MERCERISATION
Au début du 19e siècle, Persoz s’aperçut de la grande affinité entre la fibre de coton et la soude caustique. Mais ce n’est qu’un 1851, que Mercer fit breveter le procédé dit de mercerisage qui avait pour but d’obtenir un fil de coton plus solide et plus facile à teindre.
Après quelques expériences et des années plus tard, le mercerisage, procédé chimique, fut appliqué industriellement aux fibres cellulosiques conférant ainsi au coton l’aspect brillant d’un fil de soie. Le mercerisage ne s’effectue que sur les fibres longues, donc de belle qualité, le prix du produit fini est élevé.
Pour merceriser les fibres cellulosiques (coton ou viscose), les rendre soyeuses, brillantes, lisses, souples, on fait agir sur la fibre de la soude concentrée (encore elle). La fibre absorbe la soude caustique, gonfle et sa section se transforme : de plate elle devient circulaire, ce qui facilite la teinture et donne un aspect lustré mais ce traitement implique un retrait notable du tissu. Le procédé mis au point par Mercer fut amélioré au début du XXe siècle. L’agressivité de soude caustique est en cause, c’est un produit très corrosif lorsqu’il est en contact avec la peau, ses utilisations sont multiples, notamment pour déboucher les canalisations et cela devrait vous mettre la puce à l’oreille. 
Afin de limiter le rétrécissement, l’opération a lieu sous tension, le fil de coton est étiré dans une solution concentrée de soude. Il semble évident que ce n’est possible que sur des étoffes stables, donc impossible de merceriser une maille. C’est pourquoi le mercerisage s’opère sur le fil. On trouve dans le commerce du fil à broder en coton mercerisé.
L’ammoniac peut remplacer la soude ; dans ce cas, la brillance obtenue est plus faible.
Les articles les plus courants en coton mercerisé sont commercialisés en maille comme les chaussettes, les polos, les T-shirt, et se portent souvent à même la peau. Le coton perlé ou le coton à broder mercerisé est aussi utilisé pour crocheter des vêtements pour bébé (chaussons, brassières). Si j’avais lu ce livre plus tôt, je n’aurais certainement pas crocheté des petits chaussons verts et blancs en coton perlé pour mon fils, j’aurais choisi un fil de coton plus naturel.

STABILITE DIMENTIONNELLE
Pour prévenir d’éventuel rétrécissements lors du lavage, les fibres sont enrobées de résine à base d’urée formaldéhyde.

TRAITEMENT ANTI FROISSE.
Vous gagnerez du temps au repassage, votre pantalon aura toujours un pli impeccable, la chemise en coton lavée le soir sera opérationnelle le lendemain matin, mais les résines employées sont responsables d’un grand nombre de réactions d’intolérance et du manque de confort ce qui est moins dangereux mais très désagréable.
Les fibres sont gainées avec un produit qui les rend infroissables, elles sont figées, parallèles, un  peu comme la peau du visage après quelques lifting « le doigt sur la couture » c’est-à-dire qu’elles ne se cassent plus mais, comme les roseaux, gagnent un peu en flexibilité enfin, juste un peu.
Le tissu, souvent un coton perd sa souplesse, une chemise en popeline traitée « no iron » c’est-à-dire sans repassage, n’a plus vraiment de raison d’être, autant acheter une chemise en polyester.
Ce qui est malin de la part des distributeurs, c’est de considérer cet additif comme une qualité supérieure, un plus pour votre satisfaction, donc vous perdez sur tous les tableaux, le prix du vêtement est plus élevé, le confort est moindre, et son contact avec la peau peut engendrer des irritations.
Et voilà que l’on reparle du formaldéhyde.  Les fibres de coton sont traitées avec des résines urée/formol, substance dangereuse dont l’interdiction a été décidée dans les produits d’entretien et dans les bougies d’ambiance. Volatiles, ces particules sont susceptibles d’être inhalées. C’est un allergène qui, outre les irritations de la peau, est responsable de nausées, de saignement de nez…
Certains articles haut de gamme, c’est-à-dire plus chers, sont traités anti froisse avec de l’ammoniaque, moins pire que le formaldéhyde, mais pas vraiment inoffensif.
Même si le tissu est traité, un coup de fer est parfois nécessaire, alors régler le fer sur soie et non sur lin.
Wash and wear, littéralement laver et porter, sans intermédiaire. La finalité ? Faciliter la vie, simplifier l’entretien, gagner du temps. La technique wash and wear consiste à gainer les fils avec une résine thermoplastique qui évite la permanence des faux plis, qui sont de vrais plaies s’ils apparaissent sur sa jupe droite préférée.
Les fibres chimiques synthétiques sont dotées de pouvoirs magiques. Cela se vérifie avec les fibres de polyester qui ne se froissent quasiment pas mais, si d’aventure un pli était marqué par une malencontreuse manipulation du fer à repasser vapeur, il serait très difficile à faire disparaître.
C’est doublement magique par ce que le plissage permanent n’est justement possible que sur les tissus contenant au minimum 50% de fibres polyester. Un mélange laine et polyester est une bonne pioche. Le confort de la laine, la capacité du polyester à maintenir le plissage.


A SUIVRE