| soie gommée vendue au mètre dans la boutique De Gilles Tissus (156 rue de la roquette 75011 paris) |
Ce blog est le reflet de mes passions : l'art , l'histoire, le textile et les voyages Dans chaque post je vous dévoile mes impressions, je vous confie mes émotions, et je partage avec vous mes rencontres et mes découvertes. Si l'univers des étoffes vous intrigue ou vous passionne alors mon blog est pour vous. Tous les articles de ce blog sont COPYRIGHT Aucune publication sans mon autorisation. Catherine Kouliche- Goldman
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dimanche 26 février 2012
UN MIRAGE SOYEUX : LA BLACK MUD SILK
mardi 21 février 2012
La layette aux oubliettes?
A l'évidence c'était naturel, les premiers vêtements de bébé étaient fabriqués à la maison selon un rite immuable, tricotés ou cousus, brodés ou pas, en laine, en coton ou en chanvre. Les jeunes filles brodaient leur trousseau puis, une fois mariées, les futures mamans préparaient les premiers vêtements du bébé à venir parce qu'elles n'avaient pas le choix et que c'était une tradition. Les offres de produits finis étaient rares.
La société a changé, les femmes travaillent, le temps et parfois le savoir faire manquent pour réaliser un trousseau maison. Par acquis de conscience ou par plaisir les grands mère sont mises à contribution pour tricoter une ou deux brassières, des petits chaussons, mais cela reste toujours très confidentiel.
Le mode de vie des adultes et des nourrissons s'est de toute évidence modifié, amélioré sans doute, car influencé par la facilité de s'approvisionner en produits manufacturés.
La profusion de marchandises a tendance à uniformiser les gammes de produits et à réduire le vocabulaire quotidien. Voilà peut être ce qui pourrait expliquer la disparition d'un grand nombre de locutions.
Si nous en revenons à notre sujet, le mot layette n'est quasiment plus utilisé. Le rayon layette dans nos boutique est remplacé par premier âge, puériculture, naissance. Et là vous trouverez tout, et de tout, surtout du superflu, du luxe, des articles cadeaux. Les marques de luxe ont depuis le milieu du XXe siècle créé une ligne pour enfants. Le succès est au rendez-vous. Baby Dior en est un exemple, certaines marques comme Tartine et Chocolat, ou encore Bonpoint ont acquis une reconnaissance dans ce domaine du haut de gamme en ne fabriquent que pour les enfants. Les corners qui leurs sont accordés dans les grands magasins prouvent qu'ils répondent à une demande. Cependant, on peut regretter de trouver des modèles comme maman ou papa, de matières outrageusement inadaptées au nourrisson qui vont du cachemire au polyester, en passant par la soie, transformant alors le nouveau né en une poupée de mode que l'on exhibe devant un public ébloui. En fait, une toute petite place est laissée aux articles nécessaires et adaptés aux premiers mois de bébé. Vous trouverez essentiellement du superflu, de quoi transformer votre enfant en star, en top modèle, mais pour le quotidien l'offre est moindre. Il faut chercher dans les rayons ou sur le net les articles simplement simples, faciles à laver, à enfiler, les couches en coton, les bavoirs pratiques sans dentelle, broderie ou velcro pour l'attacher.
Si le mot layette n'est plus qu'un souvenir, il a une histoire.
A suivre l'origine du bloomer
dimanche 19 février 2012
LES TISSUS INTELLIGENTS UNE NOUVEAUTE? PAS VRAIMENT!
mercredi 8 février 2012
mercredi 1 février 2012
Barbour or not Barbour?
Mais saviez-vous que Barbour est nom propre, et une marque déposée ?
Derrière ce nom il y a une famille et une société la Barbour Sons and Cie installée à South Shield en Grande Bretagne. Si le procédé de fabrication n'est pas un secret, c'est un homme et une société qui sont à l'origine du succès mondial de cet article.
Son succès est responsable en partie de la méprise. En effet, tout comme un réfrigérateur devient dans le langage courant un frigidaire, un stylo devient un bic, le polyamide devient du nylon, la veste en coton huilé est devenu un barbour. La concurrence est rude. Des vêtements en coton ou en lin huilé, on en trouve un peu partout dans le monde ; des marques se sont développées avec succès en Australie, en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis. Elles sont reconnues et recherchées pour leur qualité. Cependant, il convient de faire le tri car beaucoup d'autres marques ne proposent que des imitations, laissant parfois le but premier c'est-à-dire la solidité, la longévité et l'imperméabilité de côté. Attention ! Tout ce qui est huilé n'est pas automatiquement Barbour.
Les vêtements en coton ou en lin huilé ne sont pas une invention récente. L'industrialisation a permis la production à grande échelle et le développement sur le marché international.
Déjà au 16 e siècle, la ville de Gênes en Italie s'était une spécialité textile : on y fabriquait un tissu en laine et lin réputé pour sa solidité. Utilisé pour les voiles des navires, pour les bâches, on y taillait aussi des vestes et des pantalons pour les marins. Cette toile de Gênes va connaître un incroyable succès en traversant l'Atlantique elle deviendra la célèbrissime toile de jeans.
Les marins pêcheurs, prirent l'habitude de récupérer des vieilles voiles en lin ou en coton imperméabilisées avec de l'huile de lin ou de la cire pour en faire des chemises, des vestes et des pantalons qui les protégeaient du froid et de l'humidité à moindre frais.
Mais restons en Grande Bretagne à la fin du XIXe siècle, les bateaux à vapeur commencent à remplacer les voiliers et, de fait, dans les villes portuaires, le stock de tissus destinés à la fabrication des voiles augmentait. C'est à cette époque que John Barbour, tailleur à New Castle, port important situé sur la Tyle, imagina une ligne de vêtements de protection en utilisant la traditionnelle toile enduite. La nouveauté réside bien sûr dans la fabrication industrielle. Comme Lewis utilisa un stock invendu de toile pour tentes pour fabriquer des jeans, Barbour, vivant dans un port, avait la possibilité de trouver ces tissus en quantité et à bon prix puisque la demande pour les voiles de bateaux baissait considérablement. Lorsque les marins ne naviguaient plus, ils devenaient souvent paysans ou pêcheurs et continuaient à porter ce type de vêtements, pratiques, chauds, imperméables. Ils furent les premiers clients de la société Barbour. Ensuite, dans les années 1930, les aristocrates trouvèrent ces vêtements tout-à-fait adaptés aux activités de plein air qu'ils pratiquaient, c'est- à-dire la chasse, la pêche, l'équitation et, plus tard, les premiers motards devinrent eux aussi des clients assidus pour ces vestes imperméables en coton huilé ou waxé, doublées de coton écossais. La demande ne cessa de s'accroître et le produit est aujourd'hui connu et vendu sur tous les continents. De nos jours, cette connotation artistocrate est oubliée et le Barbour est devenu un vêtement de protection utilisé pour les promenades au grand air, en forêt ou en mer. Il demeure un produit de luxe : il n'est qu'à voir les corner Barbour dans les grands magasins ou les boutiques Barbour pour s'en convaincre ; on pènêtre dans l'univers Barbour. Le prix est aussi une indication. Sûr de la qualité de son produit, le fabricant garantit 5 ans l'imperméabilité de ses articles à condition de les utiliser à bon escient et de les entretenir comme il convient, à savoir : ne jamais mettre le vêtement en machine à laver mais le nettoyer à sec. Comme tous les tissus huilés, la veste conservera une odeur particulière et un toucher gras. Pour un usage intensif sous des pluies diluviennes, vous pourrez acheter ou commander chez Barbour le produit permettant de le réimperméabiliser vous même, ou bien le renvoyer à l'usine pour que l'opération soit réalisée sur place.
L'aspect d'un véritable Barbour est très particulier. Généralement, il atteint ses lettres de noblesse lorsqu'il est "usagé". Neuf, il a moins d'intérêt. Il se patine avec le temps. Comme une veste en Harris Tweed, un pull en cachemire 12 fils, un Barbour fait partie de la famille, de la vie quotidienne, il se fait à votre façon de vivre, il accompagne de mieux en mieux vos mouvements, s'adapte à votre morphologie, se déforme pour mieux vous habiller. Il fera un bon bout de chemin avec vous, c'est le vôtre, il ne pourra pas vêtir une autre personne. C'est ça le bonus de ces merveilleux tissus, ils vieillissent avec nous, en même temps que nous, mais leurs rides sont acceptables.
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