Considérées comme trop simples , trop courantes, trop modestes, presque trop facile à filer et tisser, pour être prise au sérieux par les industriels.
Les moyens techniques disponibles aujourd'hui permettent de réaliser ce qui était impossible il y a quelques décennies : produire à grande échelle des fibres naturelles issues de la tourbe.
Ces tissus parfois mélangés tourbe/laine ou tourbe/ coton sont "bourrés de vitamines," et de qualités non dénaturées contrairement à la viscose de bambou qui à perdu tout son potentiel au cours de sa transformation. Si l'on devait concevoir un vêticament ce serait un vêtement fabriqué dans une étoffe laine/tourbe.
Deux entreprises ont magnifiquement relevé ce défi Grado Zero en Italie et kultature en Finlande
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| Les touffes blanches et cotonneuses de la linaigrette . Photo prise au Groenland au mois d'aout. La neige à laissée place à l'herbe qui recouvre une partie de la côte ouest. |
L'eriophorum vaginatum = en forme de gaine.

des tourbières. Seule sa partie immergée se dégrade alors que la partie émergée continue de se développer. Les tourbières sont donc en partie constituées d'une dégradation de sphaigne,sorte de mousse pouvant dater de plusieurs centaines, voire de millions d'années.
Imaginons une "carotte" de tourbe. On trouve en partant de la partie la plus profonde, enfouie dans la boue et en remontant vers la surface :du pétrole, du charbon, de la tourbe brune, de la tourbe blonde et de la sphaigne en surface. C'est la tourbe jaune, plus riche en végétaux décomposés qui fut utilisée au XIXe siècle pour la fabrication de la ouate de tourbe.
Ce qui me parait être un extraordinaire effort technique et une remarquable stratégie commerciale en 2016, peut perdre de sa superbe comparée à la stupéfiante avance de la société Maris et Co qui utilisant les procédés de filature du Dr Redon à su donner toute sa légitimité pharmaceutique à la fibre de tourbe en 1894!
On trouve nombre d'exemples ayant conduit des industriels à se lancer dans la transformation de la tourbe en fibre textile``
Louis Neyron crée sa première société en 1882. Puis il s'associe avec son ami le Docteur Rasurel. Ainsi naquit la première société de sous vêtements "hygièniques" connue sous le nom de Dr Rasurel puis Rasurel,
On y file un fil de laine importé d'Australie mélangé à de la ouate de tourbe importée de Hollande. Le fil est tricoté à la machine pour obtenir une maille, matériau qui permet la fabrication de sous vêtements confortables alliant l'isolation thermique, la souplesse et un pouvoir antiseptique avéré.
“je grelotte sous cinq couvertures de laine augmentées de trois édredons cependant que sur moi les tissus que vous méprisez du docteur Rasurel, recouverts de trois épaisseurs de Pyrenées, me protègent un peu des flammes du feu qui est dans la cheminée.”
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Un certain monsieur Béraud, français expatrié en Hollande, avait réussi à fabriquer des fils et à tisser des étoffes avec la fibre de plantes tourbeuses.
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