Ce blog est le reflet de mes passions : l'art , l'histoire, le textile et les voyages Dans chaque post je vous dévoile mes impressions, je vous confie mes émotions, et je partage avec vous mes rencontres et mes découvertes. Si l'univers des étoffes vous intrigue ou vous passionne alors mon blog est pour vous. Tous les articles de ce blog sont COPYRIGHT Aucune publication sans mon autorisation. Catherine Kouliche- Goldman
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mercredi 28 novembre 2018
QUESTIONS /REPONSES
mardi 13 novembre 2018
L'ART ET LA MATIERE : LES IKATS EN OUZBEKISTAN
Boukhara, Samarkand, villes mythiques qui jalonnent une des routes de la soie, ce sont des noms qui longtemps m'ont fait rêver. D'abord, lors de mes études à l'Ecole du Louvre, je découvris les villes à travers leur patrimoine historique notamment l'architecture, les portes monumentales, les coupoles turquoises, les écoles coraniques, les mosquées, puis ce fut par le biais des célèbres tapis de Boukhara que je rencontrais encore une fois l'Ouzbékistan
| le turquoise du dôme sur le bleu du ciel cette image à elle seule vaudrait le déplacement |
| une mosaïque de couleurs obtenue avec une juxtaposition d' adras et d'atlas |
le pays des Atlas satin de soie
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un exemple d'abr (nuage)
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un détail de suzani. Broderie main, point de chainette provenance Boukhara Le fil de soie sur fond satin de soie
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| le turquoise du dome sur le bleu du ciel cette image à elle seule vaudrait le déplacement |
| une mosaïque de couleurs obtenue avec une juxtaposition d' adras et d'atlas |
le pays des Atlas satin de soie
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un exemple d'abr (nuage)
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un détail de suzani. Broderie main, point de chainette provenance Boukhara Le fil de soie sur fond satin de soie
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Alors à mon tour de vous distiller mes impressions sur ce pays oublié, perdu dans les steppes, de vous donner l'envie de visiter ces lieux enchanteurs, au passé chargé d'histoire et au présent riche de mille trésors.
Le saviez vous?
-c'est le pays les tulipes sont originaires de cette région, elles furent ensuite exportées et cultivées en Turquie avant de conquérir les Pays Bas ?
-c'est le pays où les roses poussent comme par miracle, elles sont magnifiques, fleurissent dans les jardins publics, et dispersent un parfum sucré qui vous enivre ?
-ce fut la patrie du grand Tamerlan, dit Timor le boiteux ? Un guerrier doublé d'un protecteur des arts et lettres. Il permit à des architectes de talent d'édifier une ville à sa gloire. Des monuments aujourd'hui heureusement restaurés donnent une idée de ce que fut la beauté de cette ville.
-Ce fut longtemps le"grenier à coton" de l'URSS? Aujourd'hui à force d'épuiser les sols et de puiser des quantités énormes d'eau, la nature est exsangue et le lac d'Aral a quasiment disparu.En effet dans les années 60 le gouvernement soviétique décida de transformer les steppes du pays en champs de coton et de blé Il fallut irriguer ces cultures et pour ce faire détourner l'eau des deux grands fleuves qui traversent le pays le Syr Daria et l'Amou Daria c'est le pays de la grenade dont on fait des boissons miraculeuses ?
-c'est est le berceau des Ikats ? Ces ikats si colorés ne sont-ils pas la représentation de ce pays où la nature et l'architecture rivalisent de couleurs, de formes, de lignes ? Dans les villes qui sont des Oasis, des jardins au milieu du désert, les tissus des robes et des manteaux des habitants sont comme des bouquets de fleurs aux couleurs éclatantes qui ondulent dans les rues écrasées sous le soleil. Les textiles, les couleurs, les motifs, les fibres sont les reflets d'une civilisation. Le tissu est un passeport, un guide, un dictionnaire, une encyclopédie, qui donne un but à mes voyages et qui permet de communiquer avec les populations locales sans l'aide d'un interprète.
| au quotidien les femmes revêtent encore le costume traditionnel |
| Les anciens prennent la pose pour une photo souvenir. Les touristes sont rares et sont encore source de curiosité |
| Il existe encore quelques artisans |
Ce qui m'a étonné durant ce voyage c'est l'attachement de la population à cette tradition textile, confondant les générations. En soie et coton ce sont des adras, en satin de soie ce sont des Atlas, quant aux Suzanis il s'agit de broderies réalisées à la main au point de chainettes sur des supports de soie ou de coton, avec des motifs traditionnels comme les tulipes, les œillets, les grenades. Le costume national féminin, robe en atlas, est largement porté par les femmes au quotidien dans les ville et les campagnes
Dans les villes qui sont des Oasis, jardins au milieu du désert, les tissus des robes et des manteaux sont comme des bouquets de fleurs aux couleurs éclatantes qui ondulent dans les rues écrasées sous le soleil. Les textiles, les couleurs, les motifs dévoilent un instinct de survie, c'est un patrimoine que la population tient à bout de bras, mais pour combien de temps?
Pour moi le tissu est un passeport, un guide, un dictionnaire, une encyclopédie, qui donne un but à mes voyages et qui permet de communiquer avec les populations locales sans l'aide d'un interprète
| au quotidien les femmes revêtent encore le costume traditionnel |
| Les anciens prennent la pose pour une photo souvenir. Les ouzbecks jouent les touristes, car les étrangers sont encore rare et demeurent une source de curiosité |
| deux générations, mais un même costume traditionnel |
| Il existe encore quelques artisans |
lundi 12 novembre 2018
BILLET DE MAUVAISE HUMEUR : DEMASQUER LE MASQUE
Prend on encore la consommatrice pour une imbécile? Voici ce qui est mentionné sur la pochette.
"le masque est en Tencel® un tissu naturel à base d'eucalyptus...Et pour insister sur cette idée de végétal, rien de plus banal que le dessin d'une branche de thé sur la pochette.
Comme pour le modal, le Tencel® est une sorte de viscose, améliorée donc une fibre chimique artificielle et non pas naturelle, bien qu'issue de matière première végétale. Le Tencel® est apparu dans les années 80 dans le but de supplanter la viscose dont le procédé de fabrication s'avérait trop polluant, trop gourmand en eau et en énergie. Petit à petit l'homme s'évertue à copier la nature tout en la préservant. Cependant qui se préoccupe de l'impact des résidus de produits chimiques contenus dans les fibres textiles et absorbées par simple contact avec la peau?
Par curiosité j'ai aussi demandé le pourcentage de thé vert dans ce masque miraculeux. J'attends encore la réponse.
dimanche 11 novembre 2018
LE BON SENS NE DATE PAS D'HIER
JE SUIS LA FILLE QUI MURMURE A L'OREILLE DES TISSUS
vendredi 9 novembre 2018
L'ALCANTARARA® ?MAIS QU'EST CE QUE C'EST?
Rendons à César ce qui lui appartient : Alcantara en arabe El Kantara signifie le pont c'est une commune espagnole située dans la province d'Estremadure.
Plongeons maintenant dans le vif du sujet : premier point Alcantara ® est une marque déposée par la société éponyme Alcantara SPA
Aujourd'hui les micro fibres sont des produits relativement classiques, mais dans les années 70 c'était un produit révolutionnaire.
L'Alcantara est une matière synthétique qui imite le daim composée à 60% de polyester et à 40% de polyuréthane. Dans la mesure où il n'est pas tissé ce n'est pas un tissu mais une étoffe comme le feutre qui lui non plus n'est pas obtenu par tissage
Leader sur le marché des imitations peau, l'Alcantara® résiste à ses concurrents grâce à ses qualités : facilité d'entretien, solidité, souplesse, douceur et une large gamme de coloris. Son prix élevé est la conséquence des ses points forts.
Alors qu'est ce qui fait la différence avec les produits concurrents ? Le concept. L'idée se s'approcher au plus près du daim naturel.
Pour réaliser ce projet les industriels italiens se sont adjoint un associé de poids : Toray industries entreprise japonaise connue pour ces microfibres.
Pour se convaincre de ces points forts il n'est qu'à comparer ce produit avec une imitation. Vous remarquerez qu'il n'y a pas d'envers les deux faces sont identiques couleur et matière, alors qu'une simple imitation peau possède une face endroit et un envers, les "poils" sont posés sur un support tissé qui n'est généralement pas de la même couleur.
Techniquement l'Alcantara® est une fibre 50 fois plus fine qu'une fibre de coton. Cette fibre est si fine que des milliers de mètres ne pèsent pas plus de 1 g. La fibre de base le polyester est découpée en un nombre infini de segments qui subissent un traitement en passant dans des machines à carder à l'issu duquel on obtient une sorte de feutre d'environ 10 cm d'épaisseur. Ensuite la surface est peignée et traitée chimiquement afin d'obtenir cet aspect si particulier. Les micro fibres sont ordonnées de manière à ressembler à la structure microscopique du daim, si bien que les doigts laissent sur sa surface les mêmes traces caractéristiques que sur le daim naturel. La dernière opération avant l'apprêtage est la teinture. L'Alcantara peut être teint dans une gamme infinie de coloris, et les couleurs sont très résistantes.
Cette matière est d'un entretien aisé, pour cette raison elle est utilisée en confection mais également en ameublement. et surtout depuis quelques années près de 80% de la production est destinée au secteur automobile afin de recouvrir les sièges des voitures de haut de gamme. La demande est si importante que l'usine située près de Milan, et seul point de fabrication de l'Alcantara® a dû réduire le nombre de nouveaux clients afin d'honorer ses commandes.
Autres spécificités de l'Alcantara sa perméabilité à l'air, et sa légèreté. Il est facile à travailler, il se coupe sans s'effilocher puisqu'il ne résulte pas d'un tissage, il est stable et infroissable.
L'Alcantara ® c'est aussi le nom que l'entreprise italienne qui commercialise ce produit a pris à la suite du succès mondial du produit. A l'origine la société se nommait Ganto.
Le marketing ingénieux institué par la direction classe cette étoffe dans la catégorie luxe et pour lutter contre les imitations qui apparaissent sur le marché chaque vêtement en Alcantara ou chaque article recouvert porte une étiquette avec la marque de fabrique et un numéro de contrôle brodé. Ainsi le client peut il être certain de l'authenticité du produit. Je ne peux m'empêcher de rapprocher cette idée avec celle des fabricants de Harris Tweed qui pour les mêmes raisons mais bien avant décidèrent de marquer leurs tissus ou les vêtements coupés dans ces lainages d'un orbe ou globe surmonté d'une croix
jeudi 8 novembre 2018
LE CHEMIN DES SOUVENIRS
L’école primaire de la rue de Sévigné n’existe plus mais le bâtiment lui est toujours là, solide, historique, désormais muet. L’heure de la récréation ne sonne plus et le brouhaha des enfants qu'on libéraient quelques instants ne résonne plus dans cette cour, aujourd'hui seuls peut être quelques oiseaux citadins qui nichent encore dans les arbres de la cour de cet hôtel particulier du XVIIe siècle se permettent de troubler le silence
je portais une chemise bleue et un gilet tricoté par une de mes tantes probablement ... j'avoue ne plus me souvenir de sa couleur. C'était une tenue tout à fait conforme à l’idée que l’on se faisait alors d’un vêtement confortable , pas vraiment élégant mais fonctionnel pour une écolière. Je me sentais légère, et à l'époque je l'étais vraiment, je volais plus que je ne marchais et sur ce bout de trottoir, parce que manteau, veste, bottines témoins d’un hiver rude étaient restés dans mon armoire. Cette nouvelle jupe, c'était le présage d'une nouvelle saison, avec elle la liberté de mouvements un les prémices de l’été qui laisse les bras et les jambes à l’air, imperceptiblement caressés par les rayons encore timides du soleil
Un jour le facteur nous livra un colis, en provenance des USA. Les timbres étaient nombreux et la mention air mail barrait une partie de l’emballage. Le nom de l’expéditeur ne surpris pas mes parents, il s’agissait de l’oncle d’Amérique. Eh oui nous en avions un, un vrai le mari de la sœur de ma grand mère.
Je me rend compte en déroulant ces souvenirs
combien déjà l'étoffe avait de l'importance dans mon environnement proche. Une robe qui tourne c'est formidable mais les interminables retouches c'était redoutable, parce que au moindre geste et hop une épingle qui me piquait. Ce qui me consola c’est ce petit sac, une petite bourse en fait que je portais au poignet fabriquée dans le même tissu que la robe. Il faut croire que cela en valait la peine, car sur les photos non seulement je frise, mais ma robe est magnifique et en prime je souris, visiblement ravie d’être en vedette entre les mariés.



